Conseil

VIEDOC vous fait part de ses réflexions issues de plusieurs années de pratique de la veille environnementale qui, si elle est complexe à définir, constitue sans nul doute un élément majeur de création de valeur.

Pourquoi mettre en place une veille environnementale ?

Initiée lors de la conférence des Nations Unies de Stockholm en 1972, la prise de conscience des enjeux environnementaux est à présent une tendance lourde de notre modèle de développement. Chacun convient désormais qu’une croissance infinie n’est pas permise dans un monde aux ressources limitées.Les entreprises doivent intégrer ces enjeux, non seulement parce qu’elles ont à obéir à des normes juridiques prenant en compte les aspects environnementaux de son activité, mais également pour rendre compte à des clients qui sont toujours plus sensibilisés à ces problématiques. Les jeunes générations, et en particulier les « millénials »,y sont sensibilisés dès leur scolarité.

La stratégie d’une entreprise moderne comporte nécessairement des éléments relatifs à l’environnement de manière explicite ou implicite. En effet, alors que la responsabilité sociale/sociétale des entreprises (RSE) est souvent avancée par la communication corporate ou les community managers pour tisser des liens avec les publics cibles, l’entreprise a tout intérêt à dévoiler des réalisations concrètes en la matière. Il est donc important, avant de « faire savoir », de « savoir faire » en matière d’environnement. Cela passe par une connaissance de ce que font les parties prenantes de son marché. Dans ce contexte, la veille environnementale devient un procédé pertinent d’anticipation des évolutions importantes en matière d’environnement. Deux principales catégories de sources d’innovation peuvent être mises en évidence : les aspects de protection de la santé humaine, animale ou environnementale et les aspects d’optimisation des ressources. Si les premières ont souvent une traduction juridique, les secondes donnent lieu à des nouveautés en termes de technologies ou de process. Encore faut-il connaitre les enjeux environnementaux, les analyser au regard des activités de l’entreprise, puis capitaliser correctement sur la connaissance produite.

Une veille transverse

Il est aisé d’observer la tendance suivante : le consommateur est à l’affut d’un produit respectueux de certains principes dont il peut tracer la conformité. Aussi, les qualités intrinsèques du produit, en l’occurrence le service rendu, ne constituent plus le seul critère de choix. Son mode de production, de distribution ainsi que la façon dont il va être consommé et son empreinte écologique occupent une part croissance dans la perception de sa valeur. Dans une période de changement de paradigme industriel, les sociétés évoluent au rythme des technologies de réseaux. En conséquence, le marketing devient une affaire non plus de statistiques, mais de retour d’expérience et de connaissance des besoins du client, voire de la valeur qu’il accorde aux enjeux écologiques.

Sachant cela, le cycle de la veille doit alors épouser une économie qui devient circulaire en prenant en compte les 7 piliers tels que définis par l’ADEME: l’éco-conception, l’écologie industrielle, l’économie de la fonctionnalité, la consommation responsable, l’allongement de la durée d’usage, le recyclage et l’approvisionnement durable.

Pour les entreprises qui souhaitent s’inscrire dans cette tendance lourde, la veille environnementale devient un allié incontournable, alors que les innovations arrivent en permanence des 4 coins du globe. L’entreprise se doit donc de produire une connaissance de son marché, en particulier sous l’angle du développement durable. Elle doit par ailleurs avoir accès à l’offre en la matière, être en mesure de comparer, et de s’approprier rapidement les nouveautés afin de maintenir certains avantages compétitifs. De nombreuse fonctions de l’entreprise seraient ainsi potentiellement clientes d’une veille environnementale : conception et production, achats, développement commercial et services juridiques en particulier. Mais une approche cloisonnée n’est plus permise tant les connexions entre ces fonctions augmentent à mesure que de nouvelles formes de management plus horizontales sont promues. La transversalité exige un partage pertinent des résultats de la veille à l’intérieur de l’entreprise.

Vers une veille environnementale globale

Restreindre la veille environnementale à des aspects juridiques ou règlementaires ne peut être une démarche satisfaisante dans la mesure cela réduit l’entreprise à demeurer dans une recherche constante de mise à niveau (posture réactive). L’approche globale de la veille environnementale place la recherche de création de valeur (au sens large) comme première pour se placer comme innovateur sur le marché. Par-delà l’obtention d’une certification ISO 140001, la veille environnementale vise avant tout à favoriser les innovations en matière de développement durable. Cela s’applique tant aux produits qu’aux processus de l’entreprise, internes ou externes.

Si l’obéissance à des normes environnementales peut être parfois vécue comme une somme de contraintes, l’entreprise peut également faire le choix de l’anticipation de ces normes. Il s’agit de surveiller ce qui pourrait permettre de réaliser un avantage compétitif à partir de sa connaissance des enjeux environnementaux. Mais pour surfer la vague, encore faut-il se placer sur le bon spot…

Pour cela, le mieux est de s’équiper d’outils de veille qui ne dilapident pas le temps de recherche d’informations ciblées, mais aussi de s’attacher à adopter une approche holistique dans la constitution de ses axes de recherche. Cela amène à faire preuve d’agilité intellectuelle pour épouser les façons de penser de l’économie circulaire. Par exemple, les analyses concurrentielles stricto sensu pourront être remplacées par des analyses de coopérations et de compétitions entre parties prenantes à statuts différents.

 

La veille et le Gestionnaire de Communauté

16 Mai 2017, Posté par adminviedoc dans A la une, Conseil

À l’heure où la veille vient s’imposer comme une activité clé dans les processus de décision, elle fait aussi partie des nombreuses compétences du gestionnaire de communauté, et ce à plusieurs égards:

  • La veille lui permet d’innover dans sa stratégie de contenu

Afin de capter l’attention des internautes, le Gestionnaire de Communauté devra en effet redoubler de créativité dans sa stratégie de contenu. La veille pourra l’aider dans cet objectif, par la surveillance des actualités (grâce aux opérateurs de recherche, flux RSS, newsletters, réseaux sociaux, alertes, etc) et devenir une source d’inspiration pour enrichir sa ligne éditoriale.

Elle pourra aussi être utile pour observer ou mettre en plac
e de nouvelles pratiques et affiner son rôle. William Troillard nous en dit plus sur le sujet dans cet article:
“https://blog.comexplorer.com/community-manager-bonnes-pratiques”

  • La veille donnera une portée stratégique à l’activité du Gestionnaire de Communauté

Elle peut alors devenir indispensable dans sa mission à des fins de surveillance e-réputationnelle ou documentaire, pour analyser les mouvements sur les réseaux sociaux et leurs impacts sur l’entreprise.

Le Gestionnaire de Communauté peut ainsi remonter des informations non-négligeables aux services de vente ou de production par exemple.

Les profils des internautes, leurs commentaires, likes, partages ou réactions, sont indispensables pour examiner la notoriété de l’entreprise et y apporter des corrections/ ajustements. Une mauvaise réputation en ligne peut avoir de graves conséquences sur le bon développement de l’entreprise et sa surveillance est essentielle.

La surveillance des réseaux sociaux peut aussi permettre de capter des informations concurrentielles (profils, contenu partagé, commentaires…) et technologiques (nouveaux produits, lancements…) et être très utile aux équipes de Communication/Marketing et de R&D.

Le gestionnaire de Communauté peut ainsi prendre en charge une partie de cette veille et participer à l’intelligence collective.

Veille & CM

  • La veille lui permettra de se tenir à jour des nouveautés en matière de réseaux sociaux ou d’outils de communication.

Facebook, Twitter, Youtube ou encore LinkedIn n’ont  plus de secrets pour les entreprises. Qu’en est-il des autres canaux/réseaux? StumbleUpon, WhatsApp, Snapchat… À chaque activité son réseau social, et il est important de bien savoir sur lesquels il sera utile de communiquer. Le Gestionnaire de Communauté doit donc se tenir informé des outils utilisables pour l’entreprise, de leur fonctionnement, et ultimement proposer leur mise en place si nécessaire.

D’autres outils peuvent également être intéressants à découvrir pour le travail collaboratif (Evernote, Slack), la surveillance et la programmation de posts (Hootsuite), la surveillance des actualités (outils de veille, Google Alerts).

Que ce soit donc pour apprendre de nouvelles fonctionnalités sur des réseaux existants, découvrir de nouvelles plateformes sociales, ou s’outiller pour mieux exercer sa fonction (maîtriser les outils de recherche et d’informations), la veille sera un moyen efficace d’y parvenir. Le Journal du CM vous présente quelques outils ici: “La veille du Community Manager et tous ses outils !”)

Le digital: Un secteur en plein essor

27 Avr 2017, Posté par adminviedoc dans Conseil, Digital

Dans un contexte où les entreprises recherchent perpétuellement une amélioration de leur efficacité organisationnelle, le digital offre de nouvelles possibilités et apparaît ainsi de plus en plus courant dans les entreprises.

En effet, les évolutions du digital ont provoqué des changements au niveau des organisations d’entreprises afin de faciliter les échanges et le travail au quotidien. Ce qui entraîne divers changements dans le travail des salariés comme par exemple :

  • la flexibilité : Une gestion autonome des heures de travail qui se traduit par l’entreprise « agile ».
  • l’instantanéité : Les différentes applications offrent la possibilité de rester en contact permanent avec son entreprise comme par exemple la possibilité de consulter ses mails depuis son smartphone. → Lancement du Blackberry au début des années 2000 avec lequel pour la première fois, les emails dans nos poches nous incitant fortement à y répondre sur le champ.
  • la connectivité : La connectivité permanente des personnes entre elles pour faciliter les échanges instantanés.
  • le nomadisme : Grâce aux objets connectés, il est à présent simple de travailler tout en se déplaçant. Nous pouvons prendre l’exemple dans les salles d’embarquement des aéroports, devenues aujourd’hui des bureaux annexes pour les cadres.
  • la virtualité : La virtualisation grandissante du travail conduira à un travail virtuel dans 50% des postes au Etats-unis au cours de la prochaine décennie.

Certaines organisations se voient même changer totalement leur manière de travailler dans leurs propres locaux. Exemple avec le choix du bureau connecté :

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Cependant, outre le fait que les méthodes de travail changent, ces pratiques numériques permettent également de faciliter la relation avec les clients. En effet, les clients bénéficient à présent d’applications directement sur leur smartphone afin d’entraîner une prise de contact plus rapide et de simplifier les processus d’achats. Ce qui entraîne également de nouvelles orientations pour les entreprises :

→ Exemple avec l’entreprise “EuropCar” : « Le but, c’est que l’ensemble du parcours utilisateur se fasse sur notre app via un seul compte”

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Les sociétés ont maintenant l’obligation d’utiliser le digital que ce soit dans leurs concepts ou dans leurs méthodes de travail afin d’accroître leur développement sur le marché.

C’est par exemple le cas avec l’entreprise Bouygues qui travaille sur “la maison du futur”, une maison hyper connectée, intelligente et autonome qui nécessite d’avoir une vision de tous les produits et services dans leur globalité et donc un changement important de l’entreprise :

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Il fut un temps où le digital représentait un outil clé de l’entreprise. Aujourd’hui, c’est bien plus que ça. C’est devenu un véritable enjeu de management que toutes les organisations doivent intégrer car il touche toutes les fonctions. On dit d’ailleurs que le digital est devenu la “colonne vertébrale” de l’entreprise.

De plus, il offre des possibilités nouvelles aux entreprises comme celle d’élargir le champs des prospects et de passer du BtoB au BtoBtoC facilement grâce aux réseaux sociaux, aux sites Web ainsi qu’à toutes les autres technologies.

La révolution numérique qui a commencé dans les années 1950 avec le développement de l’internet et des technologies numériques en est qu’à ses débuts. Cette dernière continue de se développer en se transformant en véritable “révolution digitale”. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

Certaines marques rivalisent d’ingéniosité pour se faire un coup de pub par ce puissant marqueur des esprits qu’est l’humour. Utilisant la viralité du web et des réseaux sociaux, on voit fleurir dans les premiers jours d’avril des articles ou vidéos étonnants.

Première question à se poser : quelle date sommes-nous ?

Le 1er avril, il y a fort à parier que les canulars vont fleurir. Mais certains ont trouvé la parade, à l’exemple de Virgin Train qui poste sa vidéo le 31 mars sur You Tube :

Virgin train

D’ailleurs, à la même date, Virgin Atlantic faisait également sa proposition :

Virgin Atlantic

Deuxième question à se poser : l’information est-elle de première main ?

La viralité consiste à relayer l’information de sorte qu’elle transite par différents canaux du web. Une information de type canular peut alors se trouver datée ultérieurement par rapport à son émission initiale. C’est donc le contenu qui doit nous mettre la puce à l’oreille : correspond-il à l’image et aux valeurs de la marque ? est-il inutilement provocateur ?

Voici ce que l’on trouvait le 4 avril sur le site de mode anglais « sofeminine » :

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Un commentaire qui a donc pris au premier degré le canular de la société californienne Propageous, spécialisée dans les leggins.

Or aucune trace du leggin « I love the blood » sur le site officiel de la marque. Il faut remonter à la date du 1er avril de son FaceBook pour voir apparaitre la photo douteuse.

Troisième question à se poser : est-ce cohérent ?

Les apparats du sérieux et de la parole officielle ont toujours eu un effet de crédibilité très fort. C’est d’ailleurs souvent l’un des ressorts principaux de l’humour anglais, prompt à tourner en dérision les postures et expressions de la domination sociale. Mais lorsque l’on visionne la vidéo suivante, postée du reste le 1er avril, rappelons-nous que les missions de la police sont encadrées :

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De même, gardons à l’esprit que la mode a pour finalité de commercialiser des vêtements et de créer des tendances. Aussi, lorsqu’un Pokémon est annoncé comme un mannequin, n’oublions pas de regarder la date de publication de l’information 😉

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Pour se faire plaisir, 3 autres exemples du cru 2017, avec des constructeurs automobiles qui luttent pour la civilité et un fabricant de montres avec un peu trop d’innovations pour être vrai.
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L’abondance d’informations provenant des différents canaux actuels est un phénomène auquel personne ne peut véritablement échapper. Mais l’information n’arrive jamais seule. Elle draine avec elle un lot d’éléments contextuels : canal utilisé, date de publication, volume de sources, nombre et qualité des sources primaires ayant eu accès à l’information, etc.

A cette complexité s’ajoute la nôtre, en tant que récepteurs d’information : ne pouvant tout absorber en permanence, notre cerveau place des filtres pour éviter la « surchauffe ». Cela signifie qu’il met en œuvre des stratégies nous permettant d’appréhender simplement une situation complexe ou ambiguë. Les situations complexes génèrent une quantité importante d’informations, et nous interagissons avec l’arrivée de ces données dans le but de produire une décision ou d’émettre un jugement.

Les biais cognitifs sont au final des erreurs d’interprétation, dont l’origine est à mettre sur le compte de la simplification excessive d’une situation. Une analogie avec l’optique s’avère pertinente : lorsque l’on observe des avions dans le ciel, on a tendance naturellement à croire que celui qui est le plus proche est le plus gros, car il est distingué plus nettement. La netteté devient alors un critère de proximité, ce qui ne rend pas toujours compte de la réalité.

Voici deux des principaux biais cognitifs dont il faut avoir conscience lorsque l’on traite de l’information.

• Le biais dans l’évaluation de la preuve.
L’être humain est prompt à attribuer davantage de valeur à une preuve qui entre en cohérence avec un système donné qu’à une preuve qui est fiable (donc vérifiée) en tant que telle. Si un interlocuteur que vous ne connaissez pas vous rapporte que votre concurrent vous a dénigré publiquement, vous aurez davantage tendance à croire que c’est la vérité s’il l’a déjà fait que si vous entretenez avec lui de bonnes relations. Or à ce stade rien n’est sûr…

• Le biais dans la perception de la cause et de la conséquence.
Du fait de notre conscience chronologique des évènements, il nous est difficile d’admettre des faits dont on ignore les causes. Si bien que dès qu’un évènement antérieur pourrait en être une cause parait plausible, il est interprété naturellement comme la cause effective. Si une entreprise de votre secteur change sa stratégie quelques mois après l’embauche d’un nouveau DG, il est facile d’imputer ce changement à la personne qui met en œuvre le changement, alors que la décision a pu être prise en amont de l’embauche du DG par le conseil d’administration par exemple.

Il faut avoir conscience que les biais cognitifs opèrent d’autant plus facilement que l’on a affaire à des informations dont nous n’avons pas été directement témoins et souvent issues d’un média ou d’un dispositif de communication. Cela constitue la grande majorité des cas. Il est donc toujours important de qualifier correctement la source de l’information en même temps que la fiabilité de l’information elle-même, et de procéder le cas échéant aux recoupements nécessaires.

Un système de veille vise à produire de la connaissance, et non de la croyance !

Pourquoi mettre en place une veille, dans quel but ?

Il existe plusieurs raisons car la veille est intéressante pour entreprendre une démarche d’innovation et obtenir un avantage concurrentiel. Elle est indispensable pour disposer d’une bonne perception du domaine dans lequel on évolue, pour développer son activité, pour avoir un œil sur les innovations et en particulier lorsqu’il est question de stratégies adoptées par les concurrents.

La veille est aussi un bon moyen de rester dans l’air du temps. On dit souvent que pour anticiper l’avenir il faut connaître le passé et le présent. En effet, il est difficile d’imaginer ce que pourrait être l’avenir sans avoir pris connaissance du passé.

Dans une démarche de développement commercial, la veille est l’une des composantes importantes et cela quel que soit le secteur.

L’innovation : Un critère déterminant pour le packaging

Il est aujourd’hui très important de connaître son univers selon les évolutions technologiques, la législation, les normes de sécurité et l’environnement que ce soit par rapport aux matériaux durables ou bien à l’environnement écologique.

Face au nombre important de produits commercialisés, il devient également nécessaire de se distinguer. Le packaging est donc primordial pour un produit car il permet de faire passer un message au consommateur, qu’il soit d’ordre écologique, technologique ou bien purement pratique.

Les entreprises utilisent différentes manières pour illustrer leur concept grâce aux multiples possibilités du design :

  • La transformation d’un produit banal en un produit de collection. En effet, les différentes périodes de l’année donnent l’occasion de créer des campagnes événementielles dédiées aux produits. Ces derniers sont souvent en quantités limitées, ce qui augmente généralement les ventes de 30%.
    (Exemple ici avec Carlsberg: http://bit.ly/2m8odUY )
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  • La transmission d’un message par la couleur. Elle est traduite par un langage visuel qui fait appel à des émotions, des sensations voire même à des références culturelles. Ce qui permet ainsi d’attirer une cible.
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  • Le packaging connecté est la tendance du moment. Véritable stratégie marketing, cette forme de packaging vise à attirer et informer le consommateur de façon ludique.
    (Exemple de packaging connecté ici: http://bit.ly/2l46CwG)
Capture d’écran 2017-02-21 à 17.16.47graphiline.com
  • L’éco packaging qui permet à une entreprise de donner une image plus socialement responsable auprès de ses clients. (Exemple ici avec une canette de bière biodégradable: http://bit.ly/2liX8A9)
Capture d’écran 2017-02-21 à 17.19.33graphiline.com

Le packaging a toujours été une arme fatale pour déclencher un acte d’achat. C’est pourquoi l’innovation packaging est un facteur clés de succès et permet de disposer d’un avantage concurrentiel, notamment dans le secteur de l’alimentaire et de la beauté.

C’est ainsi que la veille, qu’elle soit de nature concurrentielle, technologique ou encore sectorielle permet de connaître son environnement et donne accès à de nombreuses informations qui permettront aux départements R&D et marketing de faire naître une idée en rapport avec la praticité du produit, son design ou encore l’adaptation des formats. En effet, ces facteurs sont aujourd’hui plus que jamais au cœur des stratégies.

L’évolution du packaging liée au phénomène intergénérationnel :

L’évolution des emballages peut également être impactée par les générations. Avant la conception d’un produit, il est donc important de cibler la clientèle à laquelle on s’adresse.

Le packaging doit s’adapter aux consommateurs et leurs faciliter la vie au quotidien. Si par exemple, le produit cible les seniors. Dans ce cas, on adaptera le packaging avec une ergonomie adéquat tels que des emballages faciles d’ouverture et des écritures adaptées déficiences visuelles. Le produit peut également être dangereux et à ne pas laisser à portée des enfants. Dans ce cas, on optera plutôt pour un packaging disposant d’un système de sécurité.

Le packaging doit également séduire les nouvelles générations. Les millenials, comme on les appele ! Beaucoup d’entreprises se servent de l’intérêt que portent les jeunes aux réseaux sociaux pour faire leurs campagnes de publicité. Cette culture des nouvelles générations entraîne un certain nombre de changement qui font que le packaging connecté est intéressant à plus d’un titre comme par exemple le fait de prodiguer des conseils sur un produit, ou bien de lui donner un effet spécifique pour qu’il ressorte plus dans un magasin, ou encore le fait de lui intégrer la possibilité de faire des selfies pour que le client lui-même face la campagne du produit.

C’est le cas pour l’entreprise “Coca-Cola” qui a mené une campagne de publicité « Be More Fanta » avec un packaging incitant à partager un selfie avec le produit. Le but de cette campagne est d’exister dans l’environnement social media pour être dans l’air du temps  → http://bit.ly/2lIufhN

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Enfin, certaines entreprises font dorénavant appel aux réseaux sociaux :

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Les blogueurs possèdent une notoriété acquise sur les réseaux sociaux grâce à un nombre très important de “followers”, leurs permettant de faire la promotion sur des produits tendances et d’inciter les consommateurs qui les suivent à l’acte d’achat.

L’arrivée de ces influenceurs a changé des choses et de grandes entreprises travaillent à présent avec eux. Ils sont en effet devenus une des plus importantes manières de communiquer. Ainsi, de grandes décisions marketing sont prises en fonction d’eux. C’est le cas dans beaucoup de domaines, notamment dans celui de la mode, qui regroupe différents secteurs tels que le cosmétique, le textile, le packaging etc.

La veille dans le packaging est devenue une nécessité pour innover, valoriser sa propre image et se différencier.

Le veilleur en entreprise, un commercial itinérant !

25 Oct 2016, Posté par adminviedoc dans A la une, Conseil

Lorsqu’on pense à un veilleur (ou une veilleuse), on image une personne avec des connaissances et compétences bien particulières : de la curiosité, une capacité d’analyse poussée, un fort intérêt pour les nouvelles technologies, la maîtrise de plusieurs langues étrangères, un esprit de synthèse redoutable…

Mais le veilleur doit être avant tout et surtout quelqu’un à l’écoute et un bon communiquant.

Au sein d’une entreprise, la veille ne peut exister que si les collaborateurs y voient un intérêt réel. La veille ne peut perdurer que si elle est consommée.

Dès lors, même si l’amélioration continue de l’organisation de la veille, la réévaluation régulière des besoins et attentes des utilisateurs sont des étapes primordiales, il convient aussi que le veilleur soit un bon communiquant (pour ne pas dire un bon commercial) allant de services en services pour défendre sa valeur ajoutée.

Pour cela, le veilleur dispose de plusieurs armes qui sont les siennes !

D’abord, l’information…
Avec sa maitrise des moteurs de recherche, ses accès privilégiés à des bases de données, son réseau, le veilleur s’avère être un formidable relais d’informations. En complément de newsletters ou d’études de fond, rien n’est plus vecteur de promotion que de distiller des informations soigneusement ciblées, propice à ouvrir les autres vers le monde extérieur. On reprend là les fondements même de l’intelligence économique, à savoir : diffuser la bonne information à la bonne personne au bon moment pour prendre la bonne décision.

Ensuite, son outil de veille…
Il existe aujourd’hui de nombreux outils de veille à des coûts très variés et disposant chacun de fonctionnalités bien spécifiques. Lorsque l’on choisit un outil, l’étape essentielle consiste à définir précisément ses besoins : Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? …
Mais l’outil de veille peut être aussi un excellent support de communication et d’appropriation de la démarche de veille au sein de l’entreprise. Certains outils, plus récents sur le marché ont été conçus dans une optique de déploiement rapide avec des espaces accessibles à tous, qu’ils soient experts en veille ou non.
En libéralisant ainsi l’accès à l’information, le veilleur n’est plus vu par ses collègues sous l’angle du « privilégié » (en étant le seul à avoir accès à certaines informations) mais plutôt comme un chef d’orchestre qui facilite son accès à tous.

Enfin, l’humain
On a tendance à l’oublier parfois mais la principale force du veilleur, c’est avant tout lui même. Le veilleur ne (re)trouvera sa notoriété et sa crédibilité qu’en remettant l’humain au cœur du processus. Qu’il soit prestataire ou consultant interne, le veilleur doit une partie de sa survie dans son aisance relationnelle. Il devra pour cela développer une véritable stratégie marketing fondée notamment sur le bouche à oreille. En tentant de satisfaire au mieux les clients, ces derniers deviendront les meilleurs prescripteurs ! Pour cela quoi de mieux que de les impliquer en collectant régulièrement leurs avis, en mesurant ce qui marche et ce qui ne marche pas, en leur proposant des services toujours plus personnalisés.

Encore une fois un grand merci à toutes et à tous d’avoir été aussi nombreux hier soir dans les locaux de WeWork pour le lancement des activités de la SEC-SLA !

Nous sommes ravis d’avoir pu vous présenter Viedoc et une petite partie de notre équipe, dans un cadre aussi sympathique avec du bon vin et des bouchées raffinées.

Nous sommes aussi très fiers d’avoir pu annoncer notre partenariat avec l’Université de Montréal, dont les étudiants en Veille Stratégique pourront utiliser très prochainement notre outil de veille RSS Monitoring dans le cadre de leurs travaux.

Avec l’appui de leur professeur Elsa Drevon, de notre Directrice Développement Justine Marchand, et de notre partenaire Gilles Dauphin, cette collaboration permettra à ces futurs professionnels de l’information de découvrir une plateforme de veille professionnelle, utilisée aujourd’hui par de grands groupes de renommée mondiale.

Viedoc vous convie le jeudi 22 septembre dans son bureau de Montréal pour un cocktail réseautage!

Cet évènement, réunissant les professionnels de l’information, est l’occasion pour la SEC SLA de faire le lancement annuel de ses activités.

Le prix Anne Galler sera également remis. Ce prix récompense les accomplissements et l’excellence académique d’un étudiant de chacun des programmes de bibliothéconomie des Universités présentes sur le territoire soit McGill, Dalhousie et l’Université de Montréal.

Enfin, ce sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir nos activités et de nouer de nouvelles relations!

Événement gratuit mais nombre de places limité. Inscription sur http://bit.ly/2ciW1Pt

La mise en place d’une veille concurrentielle

19 Avr 2016, Posté par adminviedoc dans Conseil

Se renseigner sur ses concurrents est devenu un aspect incontournable de l’intelligence économique, et les entreprises chercheront à déterminer la stratégie et l’approche marché d’un concurrent. Les chiffres de ventes et données de production sont prises en compte ainsi que toutes les données pouvant êtres recueillies sur le web, donnant des indices complémentaires.

Au demeurant on peut classer ces informations en infos « blanches », faciles à collecter et appréhender (site web, blog, réseaux sociaux, presse, conférences…), les infos « grises » plus difficiles à obtenir (ex. tarifications, données internes, recherches de documents en utilisant des requêtes complexes, interrogations des partenaires et revendeurs…) et les infos « noires » qui s’apparentent à du hacking et à des pratiques sortant de la légalité qu’on n’évoquera pas ici.

Voici donc cinq grands types de sources et de méthodologies possibles :

-La présence sur le web du concurrent:

Le site corporate d’un concurrent peut permettre de discerner la vision de l’entreprise, donner un aperçu de sa stratégie, des indications d’innovations produit, des fiches techniques ou permet d’identifier le personnel. La masse d’information est parfois considérable, mais exploitable pour qui sait compiler, recouper et interpréter efficacement ces données.

Il est possible d’utiliser des outils d’analyse de changements sur des pages (alertes), de surveillance par mots-clés, mais on peut également élargir le spectre à la surveillance des comptes sur les réseaux sociaux, et aux newsletters, et donc aux outils capables de les surveiller.

Par ailleurs l’étude des campagnes Google Adwords qu’utilisent la plupart des entreprises, peut donner des indices intéressants. L’étude des argumentaires, mots-clés utilisés, périodes, donne des indices de stratégie, tandis que le comparatif des coûts de ces campagnes (simulation possible dans Google Adsense) face aux coûts des produits/services donnent des indices indirects sur le modèle économique adopté, notamment face aux marges réalisées, et in fine une indication des économies faites en interne.

-L’analyse de presse :        

Ces données sont accessibles au public (données financières, titres et actions, changements de personnel clé, déclarations de la direction, etc.). Récoltées sur une base régulière, elles peuvent êtres combinées par exemple avec le suivi détaillé des annonces publicitaires publiées, qui éclairent aussi sur la stratégie marketing des concurrents. Enfin l’examen des offres d’emplois donnent des indications indirectes de stratégie, d’importance accordée à un service ou à une nouvelle offre.

-L’étude tarifaire :

Il s’agit d’abord de méthodologies statistiques comme l’analyse conjointe, ou SIMALTO, utilisées pour calculer en base les prix du marché pour différents types d’offres. C’est un travail minutieux impliquant la compilation de données de sites comparatifs, grilles de prix, pour déterminer avec précision les prix des produits et services des concurrents sur une base comparable à ses propres tarifications. Les recherches tarifaires sont complexes,  du fait de modèles englobant les avantages des services et les avantages de la marque, incorporels. Les tarifs peuvent être en effet inclus dans une offre forfaitaire, dans le cadre d’un prix global, ou  en tant qu’option indépendante selon les cas.

Les listes de tarifs compilés lors de l’analyse permettent de comparer des «options» directement face à la concurrence ainsi que les avantages « standard ». Enfin il peut être utile de comparer la capacité des entreprises respectives à acquérir de la valeur. Si un produit ou service est plus cher qu’un concurrent, cela ne pose de problème que si son chiffre d’affaires, sa part de marché ou de profit est en baisse. Le prix doit donc refléter la valeur par rapport au marché avec l’ensemble des avantages offerts. Chaque aspect d’un produit, avec ses services associés, et les actifs incorporels (marque), doivent en effet être quantifiés.

-Obtenir des informations en interne chez un concurrent

Une pratique qui s’observe aussi souvent, consiste à passer par des sources au sein d’une direction marketing, ou simplement des chefs de service. Pour éviter de révéler le commanditaire de la recherche, le consultant peut passer par une incitation financière pour obtenir des «échanges d’informations». Un résumé des conclusions générales d’études de marché par exemple, en contrepartie d’un face-à-face ou d’une entrevue téléphonique. L’approche indirecte «autour du café», chez un concurrent est aussi parfois un moyen de renseignement efficace.

Il est possible aussi d’acquérir des informations via la pratique du « client mystère » en envoyant par exemple un stagiaire se faire passer pour un client, ou passer par un cabinet de conseil externe pour par exemple tester des produits et services. Une autre technique prisée est « l’embauche fictive » permettant de faire passer en entretien des employés d’un concurrent. Les anciens employés et stagiaires peuvent aussi fournir des informations internes intéressantes, facile à trouver et contacter sur Linkedin ou Viadeo. Toutefois ces derniers sont souvent astreints à des conditions de confidentialité.

-Obtenir des informations sur un concurrent en externe (en dehors du web)

Les clients et acheteurs (exigeants par nature) peuvent fournir assez naturellement des informations sur les prix, services, détails contractuels ou informations techniques, ainsi parfois que des «rumeurs» au sein de l’industrie, comme un prochain rachat ou une société en difficulté financière. Les fournisseurs peuvent permettre de cartographier la chaîne d’approvisionnement et incidemment de détecter les sources de renseignements les mieux placées, souvent au centre de la chaîne.

Les distributeurs, agents et importateurs, sont aussi utiles car ils connaissent en général particulièrement bien le marché, étant en contact fréquent avec producteurs et distributeurs. Enfin les experts indépendants spécialisés pour un marché, toujours prêts à partager leurs informations, ainsi que des associations, fédérations d’industries et journalistes.

On peut aussi citer les mailings, prospectus, et salons qui peuvent donner des informations en dehors du web.

Parmi les méthodes indirectes classiques, citons l’achat d’un produit du concurrent (à travers un intermédiaire), pour avoir un aperçu concret du processus de fidélisation et de la stratégie commerciale mise en œuvre ainsi que du produit/service lui même.

En conclusion un veilleur interne ou un consultant indépendant ayant pour charge d’effectuer une veille sur un concurrent aura de nombreux moyens à sa disposition, qui devront être compatibles avec les conditions d’objectifs, de délais, et de budget que se fixent l’entreprise, laissant une bonne marge de décision en fonction de la taille du marché et des moyens en interne.