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La finalité d’un processus de veille n’est pas une question si évidente qu’il n’y parait. L’Intelligence Economique est souvent encline à situer la veille au service des volets offensif et défensif d’une stratégie, laquelle sert une politique ou une vision constituée d’objectifs de moyen et long termes. Il faut remarquer que notre époque questionne cette approche.

En effet, lorsqu’on est sur une période de faible variabilité des rapports de forces sur un marché (nombre limité de nouveaux entrants et parts de marchés stables des acteurs principaux), qui comporte peu de changements de règles du jeu (législation, réglementations, normes et usages), on peut bâtir une stratégie de long terme visant à garder ses positions ou à pénétrer le marché. Notons que dans ce cas de figure, on a affaire à des stratégies souvent focalisées sur la conquête de marché.

Or, s’il est vrai que sans stratégie rien n’est envisageable, de nombreuses entreprises sont à présent mises dans un bain concurrentiel mondial, qui les incitent davantage à opter pour des comportements de survie, selon deux axes principaux : innover et afficher une rentabilité actuelle ou future. Progressivement, vendre des produits devient secondaire (du moins dans un premier temps) : ce qui compte avant tout est de rassurer les investisseurs ou actionnaires (l’exemple d’Amazon est éloquent à ce titre, voir ICI). Au travers d’innovations présentées comme disruptives, ces parties prenantes se sentent rassurées, notamment en anticipant des profits substantiels à une échéance palpable. Dans le même temps, une partie croissante de la valeur des produits est transférée vers la réputation de la marque, assurant parfois des positions dominantes mais présentant également des vulnérabilités accrues aux attaques informationnelles.

Depuis la fin des années 1970, les différentes phases de mondialisation et les technologies de l’information ont modifié considérablement le jeu économique par la multiplicité des acteurs et un accès démocratisé à une information surabondante. Aussi, dans l’économie actuelle, la veille se voit affublée d’une double injonction : alimenter la stratégie et alimenter l’innovation. A notre niveau, nous notons un glissement souvent (mais pas toujours !) significatif vers le deuxième aspect. Autrefois vue exclusivement comme un outil d’aide à la décision, la veille devient davantage un outil d’aide à l’innovation et de stimulation de la créativité.  Dans les deux cas, il s’agit d’alimenter les processus internes de l’entreprise, à des niveaux différents, avec des informations utiles, ayant passées des filtres rigoureusement paramétrés. A ce jour, et en attendant l’homme « augmenté » promis par les tenants du transhumanisme ou l’Intelligence Artificielle de niveau 5, des outils techniques tels que ceux que nous proposons (voir ICI) ont toute leur raison d’être. En effet, rechercher de l’information coûte un temps et une énergie précieux qui seraient sans doute bien mieux mobilisés dans des activités où il est difficile de gagner du temps et où l’humain est la clé de voûte : l’analyse, la mise en perspective et l’inspiration.

S’il y a eu une époque où la rétention d’information pouvait assurer des positions dominantes, nous sommes désormais entrés dans une ère où l’information est disponible si tant est que l’on abatte la barrière de complexité qui nous en sépare. Et nous ne sommes pas encore entrés dans une ère où l’appropriation de l’information, qu’elle soit analytique ou symbolique, revient aux machines. L’Homme reste aux commandes de la finalité du processus de veille.

Dans le cadre de nos veilles technologiques, nous sommes régulièrement amenés à identifier à travers le monde des startups positionnées sur un domaine particulier et avons décidé de publier une petite série d’articles consacrée à des éléments d’analyses concurrentielles succinctes issues de nos travaux de recherche sur Internet.

Dans ce premier volet, portons un regard sur quelques entreprises européennes qui sont en train de mettre sur le marché des procédés innovants en matière de lutte anti-contrefaçon. Ce marché présente un haut potentiel et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2018, l’Office européen pour la Propriété Intellectuelle (EUIPO) a estimé une perte de 60 Milliards d’€ pour 13 secteurs clés de l’économie, soit 7.5% de leur chiffre d’affaire pour l’Europe et 5.8% pour la France seule.

Technologies où l’on couple des étiquettes et des smartphones, via de l’algorithmie

Le parisien CYPHEME, fondé en 2016, propose une association entre une étiquette spéciale adossée au produit et une application mobile pour en garantir l’origine. Utilisant des technologies basées sur l’intelligence artificielle, l’hyperphotométrie et un identifiant chimique spécial, l’entreprise entend gagner ses parts de marché par une très grande fiabilité du process. Notons de la discrète société genevoise SwissAuthentis propose une technologie analogue en tout point et baptisée « Smartchrome » en tant que marque déposée. Seules ces deux sociétés évoquent la technologie d’hyperphotométrie, technologie qui, au demeurant, ne semble pas faire partie des publications scientifiques ou brevets de ces dernières années et dont nous cherchons toujours la définition…. Cela peut néanmoins laisser penser (mais nous n’avons pas de preuve formelle) que la technologie de Cyphème pourrait avoir intégré le portefeuille de technologies anti-contrefaçon de SwissAuthentis, solidement implantée à l’échelle mondiale.

Toujours à Paris et davantage centrée sur la mode et le luxe et se voulant peu onéreuse, la solution d’authentification GEMETIQ passe par l’échange d’informations entre l’identifiant d’une puce NFC (Near Field Contact) et toutes les informations enregistrées dans une base de données. Ainsi, la personne qui scanne la griffe a accès à l’authentification du produit et à sa « carte d’identité » qui répertorie des informations renseignées par les marques telles que la photo, la référence du modèle, la taille, la couleur, la composition, le distributeur agréé, le lieu de vente, etc. Gemetiq utilise une puce NFC intégrée directement dans une griffe textile par le fabricant. Elle peut résister à une température de lavage allant jusqu’à 150 degrés, ce qui confère un avantage indéniable dès lors que l’on a affaire à des produits textiles.

La blockchain, une technologie adaptée par nature à l’anti-contrefaçon

Par son fonctionnement non hiérarchisé, la blockchain offre des solutions particulièrement résilientes aux détournements. C’est donc une technologie dont se sont emparés certains concepteurs de systèmes anti-contrefaçon…tout en gardant le logiciel de traçabilité à leur niveau, contrairement aux monnaies virtuelles passant par une blockchain dont le but, outre la fiabilité, est de se passer de l’intermédiation bancaire.

Le français ARIANEE s’est donné pour ambition de construire le premier enregistrement perpétuel, anonyme et digne de confiance de tous les actifs du monde, permettant un lien qualifié de « révolutionnaire » entre les propriétaires et les marques. Arianee aspire à devenir le premier protocole universel au monde pour la création et le transfert des certificats numériques de propriété et d’authenticité pour les objets. Tous les propriétaires suivants géreront le parcours de leurs biens dans le temps en maintenant le contact avec les concepteurs des produits, grâce à ce qu’ils ont nommé le Smart-Link et qui est basé sur l’inscription sur une blockchain. Cette solution semble adaptée à des produits qui ne perdent pas de valeur au cours du temps, voire qui en gagnent. Cela dit, elle n’est qu’une mutation numérique d’un certificat d’authenticité, avec en plus un lien maintenu avec le fabricant d’origine.

Le suisse ScanTrust propose un système basé sur 3 exigences : l’authentification du produit, la traçabilité le long de la chaine logistique et l’engagement du consommateur final. Le produit est doté d’un QR Code breveté par ScanTrust qui contient une couche de sécurité via un graphique qui se situe au centre du QR code. Il s’agit d’une image dense, pseudo-aléatoire, qui authentifie un produit et dégrade en qualité lors de la copie. Les codes de sécurité ScanTrust sont généralement téléchargés sous forme de fichiers image, par l’imprimante, à partir du serveur ScanTrust. Au niveau de l’application, le tableau de bord de type de ScanTrust affiche des données d’analyse qui permettent d’identifier les points susceptibles de contrefaçon et le détournement de produits importés en parallèle. Cela confère une meilleure visibilité sur les destinations des produits, ainsi que des éléments d’identification des consommateurs finaux. Certaines informations clés sur les produits peuvent être rendues publiques sur une blockchain. Une fois stockées, les données ne peuvent pas être modifiées ou supprimées. ScanTrust s’appuie sur les principales technologies de registres distribués telles que Hyperledger, BigchainDB, et Ethereum.

Dernier exemple, l’anglais Blockverify se focalise sur la contrefaçon des secteurs de la pharmacie, du luxe, des diamants et de l’électronique. Chaque produit est doté d’un tag unique inscrit sur une blockchain. Chaque produit est alors tracé le long de la chaine de distribution, lors de l’achat (avec une association à l’acheteur). Selon Blockverify, cette solution permet également de s’assurer que les entreprises ne procèdent pas à la contrefaçon de leurs propres produits. Mais selon nous, il s’agit d’un argument marketing difficile à avancer auprès de clients…sauf dans le cas précis où ceux-ci ont de sérieux doute sur leurs propres centres de production. Par ailleurs, tous les points de vente peuvent, avec une application mobile, connaitre l’historique de chaque produit.

Sur la liberté des agents économiques et leur accès à l’information

J’ai été frappé par une analogie faite par l’économiste Jean-Marc Daniel entre le modèle des économistes de la concurrence pure et parfaite et le modèle des physiciens du gaz parfait. C’était dans l’émission de BFM Business « Les Experts » du 08 janvier 2019 (10’30’’, disponible ici). Une petite recherche sur ce sujet m’a conduit à un article (disponible sur cairn.info) que ce même économiste avait publié en 2008, où il précisait : « La notion de marché concurrentiel est en économie comme le gaz parfait du physicien : nul ne pourra l’observer, et pourtant son analyse permet de tirer des conclusions à la fois simples et efficaces. Le marché existe mais nul ne le rencontrera… »

En fait une différence de taille existe entre les deux notions. Le gaz parfait des physiciens, s’il est un modèle, est vu comme une première approximation du réel. Aucun physicien n’a pour ambition de transformer un gaz en gaz parfait. Le scientifique aura une démarche de modélisation du réel pour le comprendre certes, éventuellement pour utiliser au mieux certaines propriétés ou certaines ressources. L’équation des gaz parfaits est un cadre de compréhension simple qui ne demande qu’à être complexifié, et l’équation des gaz réels existe. Et si la plupart des gaz (et mélanges de gaz) se comportent comme des gaz parfaits aux faibles pressions, il faut rappeler que sur terre ils évoluent de manière générale au moins à la pression atmosphérique. En revanche, derrière la notion de marché concurrentiel pur et parfait, l’enjeu, tel que je le comprends dans les interventions de M. Daniel, n’est pas tant de décrire le réel par approximation que de constituer un objectif vers lequel il faut tendre, une idéologie en somme. En effet, alors que le gaz parfait est en réalité lié à une équation et une modélisation que l’on a réussi à élaborer en supposant les molécules comme des entités abstraites ponctuelles, la concurrente libre et parfaite est liée à un état ontologique présumé des acteurs du marché dont les propriétés me semblent être : la liberté d’action infinie, la capacité d’accès à l’information infinie, la capacité de traitement de l’information infinie et la rationalité des choix selon l’« intérêt » de tout un chacun. Bref, l’homme de la théorie du marché concurrentiel serait un dieu !  Et si l’on peut représenter schématiquement une molécule par un point, il me semble hasardeux de représenter un individu absorbé par son contexte propre par un être omniscient.

Mais par-delà cette différence de fond qui sépare le gaz parfait du marché concurrentiel, au fond, serait-il souhaitable qu’un gaz soit parfait ? Pour prendre l’exemple de l’air que nous respirons, je doute que nous puissions simplement vivre si celui-ci était parfait, car notre constitution biologique s’est appuyée sur un air bien réel pour produire notre évolution. De la même manière, serait-t-il souhaitable que la concurrence soit pure et parfaite ? Il est clair que dans cette hypothèse la notion de liberté individuelle semble cardinale. Or la liberté de chacun est par nature restreinte, car les capacités à interagir avec le monde qui nous entoure sont limitées. Elles le sont en particulier par les performances de notre corps humain, qui de surcroit, sont inégales entre les individus, à la différence des molécules de gaz, qui sont des « clones ». Par ailleurs, chacun n’est pas doté de la même manière à la naissance et dans ses jeunes années, en termes de patrimoine matériel et socio-culturel pour que le marché soit, par sa nature même, un terreau fertile à l’épanouissement de tous car intrinsèquement producteur d’égalité.

En conséquence, et c’est là tout le propos du présent article, la notion de protection est un préalable à la notion de liberté afin d’assurer que des libertés exorbitantes pour les uns ne conduisent pas à un système de domination sur les autres. Cela serait d’ailleurs contraire aux finalités d’une économie libérale qui serait permise par un État arbitre, en surplomb d’une concurrence nécessaire à l’excellence, mais organisée pour la satisfaction d’un intérêt général. Tendre vers la concurrence pure et parfaite interdit quelque part de penser les bonnes restrictions de liberté à appliquer afin justement de protéger les libertés de tous.

Par Christian Gnana.

 

Dernièrement, une série d’articles issus du blog « Outils Froids » de Christophe Deschamps ont retenu notre attention. Christophe  y partage sa méthode où il met à profit deux outils de mindmapping (l’un payant : Mindmanager, l’autre gratuit : Freeplane) pour exploiter des articles issus du web, après une conversion au format PDF et un classement dans des dossiers identifiés. Intitulés « Mieux exploiter l’information issue de la veille avec le mindmapping », ces articles peuvent se consulter ici, ici ainsi qu’ici.

Pour poursuivre la réflexion, il est possible d’utiliser un autre outil de mindmapping nommé « Docear », gratuit, open source et basé sur Freeplane (téléchargeable ici, un bémol : l’ensemble du logiciel et de la documentation est en anglais !). Cet outil a été conçu à la base pour gérer de la littérature académique et les références s’y rattachant.

Si l’on couple Docear à un lecteur de PDF qui donne la possibilité de réaliser des surlignages et des commentaires dans les documents (nous utilisons par exemple « PDF XChange Viewer, gratuit et téléchargeable ici), il sera alors possible d’afficher directement dans la carte mentale (ou « mindmap ») l’ensemble de ces surlignages et commentaires. On a ainsi la possibilité d’afficher uniquement ce que l’on considère comme essentiel, la carte mentale obtenue contenant presque uniquement les informations que l’on souhaite exploiter.

Comment procéder ?

Dans Docear, il faut d’abord faire « Create a new project » et donner lui un nom, puis enregistrer la carte vierge à laquelle vous aurez également donné un nom (ici : « Veille X »).

Puis liez au nœud principal de la carte mentale un dossier contenant les PDF que vous souhaitez exploiter en faisant un clic droit, puis « Monitoring/Add Monitoring Folder ». Et pointez sur l’emplacement du dossier concerné.

L’importation des fichiers se fait, avec des hyperliens (au niveau d’icônes « PDF ») permettant d’accéder directement aux fichiers depuis la carte mentale. (Notons qu’un message en rouge apparait concernant des défaillances de la fonction d’importation des annotations. Cependant, cela n’a pas été constaté à notre niveau pour l’instant.)

Voici par exemple ce que cela donne avec 5 articles ayant été convertis en PDF. Outre que le nom du document apparait à droite d’icônes « PDF », certains éléments des articles peuvent également apparaitre (notamment des titres et sous-titres s’ils sont reconnus comme tels).

Si l’on décide d’exploiter le premier article, il faut l’ouvrir dans notre lecteur PDF XChange Viewer et y apposer des surlignages (ici en jaune) et commentaires. Ne pas oublier au terme de l’exploitation de chaque PDF de procéder à son enregistrement, actant ainsi les modifications apportées.

Ceci fait, cliquez au niveau du nœud principal de la carte sur la double flèche bleue permettant de rafraichir les liens vers le dossier surveillé.

On a alors l’ensemble des éléments ajoutés dans le PDF qui apparaissent au niveau N+1 du nœud relatif au document exploité.

En cliquant sur l’icône précédant le texte de chacun des éléments rajoutés, il est alors possible d’aller directement au niveau des éléments de texte sélectionnés dans le cœur du document. Cette fonctionnalité s’avère pratique lorsque l’on exploite des documents volumineux tels que des rapports, articles scientifiques, thèses, etc. en plus des articles quotidiens issus de sa veille. Notons que le texte des nœuds ajoutés automatiquement suite au surlignage entre d’un bloc dans la carte mentale, avec le saut de ligne automatique du PDF conservé. Si l’on veut par la suite les exporter en citations par copier/coller, l’application « Ditto » pourra se révéler bien utile.

De nombreuses entreprises font aujourd’hui appels à nos services pour identifier des startups aux 4 coins du monde.

Comme mentionné dans un article précédent (ici), VIEDOC en tant que partenaire des salons ADF & PCD s’est impliquée cette année dans l’identification et la présélection de start-ups du domaine du packaging.

A titre d’exemple, voici 2 start-ups que nous avons identifiées et que vous pourrez visiter sur le salon, au niveau de l’espace « Accelerator ».

  • Living Ink est une entreprise américaine de biomatériaux qui utilise des technologies d’algues, et donc durables, pour remplacer certains produits dérivés du pétrole tel que l’encre. L’ambition est de développer une variété de produits d’encre et de couleurs, y compris l’encre numérique. Actuellement, les encres sérigraphiques, typographiques et offset sont en cours de développement et de perfectionnement.

  • Paptic est une entreprise finlandaise qui a conçu un matériau éponyme destiné à remplacer le plastique dans plusieurs applications. Ce matériau partage des propriétés avec les textiles et le papier et a permis de constituer un sac à base de cellulose 100% biodégradable. Les propriétés suivantes le rendent particulièrement prometteur : résistant à l’eau, léger, étirable, recyclable et bon marché. Paptic a reçu un soutien de l’Union Européenne ainsi que plusieurs prix d’innovation et collabore actuellement avec les Galeries Lafayettes.

Les autres « pépites » que vous pourrez apprécier, voire avec qui vous pourrez tisser des relations d’affaires, sont :

  • Glancy 3D : se présente comme la première intelligence artificielle de vision par ordinateur pour l’évaluation et l’optimisation de la conception des emballages.
  • L’Indispensac : concepteur d’un sac 100% recyclable et « made in France »
  • Revinax : plateforme de réalité virtuelle qui crée, édite et distribue des tutoriels de formation virtuelle pour les professions hautement qualifiées et la formation de précision.
  • Ashana. B : combine des cosmétiques luxueux, biologiques et végétaliens, qui nettoient, hydratent et régénèrent les cellules tout en respectant les différents types de peau et de cheveux.
  • Packitoo : se définit comme la première application Web de processus intelligente pour le développement, l’achat et la vente d’emballages personnalisés.
  • Kalys Cosmetics : marque innovante de cosmétiques naturels pour le visage et le corps, située près de Marseille.

Pour plus d’information, consultez la page « Accelerator » du salon ici.

Les salons Aerosol & Dispensing Forum 2019 (ADF 2019) et Packaging of Perfume Cosmetics & Design 2019 (PCD 2019) constituent le premier salon européen de l’innovation dans le domaine de l’emballage cosmétique et aérosol. Ils réunissent, en qualité d’exposants et de conférenciers, pas moins de 600 principaux fournisseurs d’aérosols, fournisseurs et distributeurs d’emballages cosmétiques de différents secteurs, lesquels présentent leurs innovations et leurs points de vue à l’industrie.

Outre notre présence comme il se doit, notre société est partenaire de l’évènement depuis maintenant plusieurs années. Et pour cette nouvelle édition, nous sommes intervenus à deux niveaux, en coordination avec l’équipe organisatrice d’Easyfairs.

En premier lieu, un appui a été fourni pour l’identification de startups du packaging, présentant un potentiel intéressant et invitées à déployer leurs innovations sur l’espace « ACCELERATOR » qui sera proche de notre stand.

En second lieu, la page du site « Industry News » (disponible ici) est alimentée par l’un de nos outils de veille, avec un affichage de type « mur d’actualités » paramétré selon les souhaits des organisateurs.

Espérant vous voir nombreux, nous serons heureux de vous accueillir sur notre stand X03 !

Accédez aux informations sur le site du salon.

Depuis maintenant 15 ans, nous déployons notre expertise de veille au plus près de nos clients, en France comme à l’étranger.

Notre seule obsession : rendre intelligible un monde toujours plus complexe !

A cette occasion, nous tenions à remercier l’ensemble de ceux qui nous ont fait confiance, tant sur nos solutions de veille clé en main, que sur nos études sur mesure.

Ensemble unissons nos talents pour anticiper votre avenir !

La nature de l’information et le cycle de la veille

26 Avr 2018, Posté par adminviedoc dans Actualités

Donnée, information, connaissance : une distinction artificielle…

Prenons le cas du chiffre d’affaires d’une entreprise A. Il intervient dans le calcul du PIB et il s’agit alors d’une simple donnée pour l’INSEE. Lorsque ce chiffre d’affaires arrive sur la table d’un concurrent B de l’entreprise, ce dernier y verra une information qui, compilée avec d’autres, permettra à B d’évaluer son positionnement en volume sur le marché. Enfin pour l’entreprise A elle-même, il s’agit d’une connaissance, en l’occurrence celle de ses performances commerciales propres sur une année.

Peut-être cet exemple semble simple, basique. Mais il en va de même pour des sujets plus complexes car il est une constante : le degré d’intérêt pour une information est intimement lié à qui la reçoit et pour quel usage : action, non action, réaction, analyses, ou simplement le fait de susciter une émotion (joie, peine, colère, dégoût en particulier). Aussi, nous parlerons d’« information » pour désigner tout message susceptible de transiter d’un être humain à un autre et plus généralement d’un système de décision à un autre. Au passage, il devient commun que des décisions soient prises par des systèmes techniques à l’exemple du pilote automatique des avions de ligne ou du trading haute fréquence dont les décisions sont issues d’algorithmes.

Données, informations et connaissances n’ont aucune valeur en soi : seuls comptent les effets qu’elles produisent sur les acteurs économiques.

 

…alors enfonçons une porte ouverte : il y a les informations qui obligent et les autres !

Le cycle de la veille ne peut être pertinent qu’au regard d’une stratégie d’entreprise, où celle-ci souhaite avoir des réponses à certaines questions, en particulier sur l’environnement économique, technologique (innovations en particulier), juridique ou sociétal.  Si l’on regarde l’information par le prisme du cycle de la veille (1-collecte, 2-exploitation, 3-diffusion, pour faire court), on peut définir trois grandes catégories d’informations. Celles qui amènent directement à la décision (et leur fiabilité ne fait pas de doute), celles qui doivent être réinjectées dans le cycle pour des traitements plus ou moins longs (recoupements, mises en perspectives, analyses et synthèses), et celles qui ne servent pas et qui doivent interroger sur la constitution du sourcing (ie base de référence des sources qu’il convient de faire vivre en permanence).

L’articulation entre stratégie d’entreprise et plan de collecte de l’information est essentielle car aucun des deux ne peut se passer de l’autre. Une stratégie sans veille équivaut à des décisions prises sur la base de l’intuition des dirigeants, lesquels ne peuvent avoir une vision complète de leur marché tant la complexité est souvent le corolaire de l’économie globalisée. Un service de veille qui n’a pas vocation à aider la décision, ou a minima de soutenir l’innovation,se cantonne à un système d’archivage.

La veille ne peut donc pas être un processus sans sujet. Elle s’adapte aux questions des dirigeants et aux besoins des acteurs de l’entreprise. Elle est par nature instable et permet à l’entreprise d’opérer les bons mouvements vers sa croissance ou la défense de ses intérêts.

Comme en 2017, nous avons réalisé une veille des meilleurs « April Fools’ day » (poissons d’avril) glanés sur le web, avec un focus cette année sur les vidéos révélant des innovations plus ou moins décalées par rapport aux produits habituels des marques.

Force est de constater que certaines grandes entreprises savent consacrer des budgets et du talent à la réalisation de clips finement ciselés, marchant comme sur un fil entre réalité et fiction.

Certains contributeurs créatifs du marketing et de la communication méritent d’être salués car ils nous démontrent que la dérision peut être un outil de réflexion par rapport au business. Et si ça peut faire le buzz, c’est encore mieux !

Numéro 1 : LEXUS qui, pour qui l’humour catalyse une véritable réflexion philosophique sur un sujet d’actualité. A ce stade, on ne va pas vous spoiler…

Numéro 2 : ROKU, qui pousse le bouchon technologique à ses limites :

Numéro 3 : JAGERMEISTER, qui sait faire de la prévention en matière de santé etrendre les troubles musculosquelettiques plus préoccupants que les addictions…Malin !

Numéro 4 : SODASTREAM, avec un univers « so British ». Se sont-ils inspirés du clip « I want to break free » de Queen ? Toujours est-il qu’il s’agit d’une réussite tant sur le plan esthétique qu’humoristique.

Numéro 5 : T-MOBILE, avec un clip fun mais qui respecte peut-être un peu trop les codes de la « coolitude » pour qu’on ait envie d’y croire

Pour la 7ème année consécutive, la société VIEDOC, partenaire de l’événement, sera présente à l’édition 2018 de ADF&PCD qui se tiendra les 31 janvier et 1er février prochain, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris.
L’innovation, les dernières tendances du packaging, les transferts de technologies, le digital, les tendances des consommateurs et le développement durable feront partie des sujets phares de cette nouvelle édition.
Nous serons ravis de vous accueillir sur notre stand V03  pour vous présenter les nouvelles fonctionnalités de RSSCOSMETIC et RSSPACKAGING, nos solutions dédiées à la veille du secteur des cosmétiques, parfums et packaging…
Vous pourrez également assister à des démonstrations de notre plateforme de veille sur mesure RSS Monitoring, solution déployée au sein de plusieurs leaders mondiaux du luxe, de l’emballage, de la cosmétique, de la logistique, entre autres.
Contactez nous pour recevoir votre invitation gratuite ou inscrivez vous en cliquant sur l’image ci-dessous.

Site officiel de l’événement

acd-pcd2018