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Proposé par l’équipe de la société VIEDOC, InnoVSCovid19 (www.innovscovid19.com) a été lancé le 07 avril 2020 pour inciter les entreprises à innover et à aider les autres pendant la crise COVID.

Dépassant aujourd’hui les 1000 innovations, cette initiative solidaire en accès libre constitue une collection unique d’innovations du monde entier imposées par la pandémie.

Dans un métier où l’on parle régulièrement de veille collaborative, l‘idée d’apporter toute la puissance de l’intelligence collective au service des autres prend ici tout son sens… à condition que cette action soit visible.

Alors n’hésitez pas à partager !!! La base de données est accessible ici.

Salons reportés ou tout simplement annulés, limitation des déplacements professionnels, mesures de confinement et télétravail… le contexte économique est compliqué pour de nombreuses entreprises. Pourtant, nous devons tous continuer à travailler, innover et prendre des décisions pour l’avenir de nos salariés et de nos entreprises.

Depuis ses débuts, la mission de Viedoc est d’aider les entreprises à surveiller et analyser leur environnement technologique et concurrentiel, et nous souhaitons contribuer en cette période exceptionnelle à ce mouvement de solidarité naissant. 

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’ouvrir l’accès gratuitement à nos outils de veille thématiques à toutes les entreprises de moins de 250 personnes des 12 secteurs concernés et ce, pendant 2 mois sans engagement (au lieu d’un mois en temps normal).

Il en sera de même pour nos clients utilisateurs qui verront leur abonnement prolongé de 2 mois automatiquement. Cela concerne toute la famille d’outils de veille sectorielle « RSS SOURCING ».

Vous n’êtes pas encore inscrit ? Cliquez ICI pour vous inscrire et débutez dès aujourd’hui votre expérience de veille !

Et surtout prenez soin de vous, de vos proches et de vos équipes !

#restezchezvous

De façon purement rhétorique, il est aisé de comprendre pourquoi la lutte contre une fake news est un leurre : il est impossible d’empêcher quelqu’un de croire en une information (cf. les débats qui ont fait suite au concept de « déradicalisation » pour aboutir in fine à la non pertinence de cette notion). En revanche, il est possible d’empêcher des sources de diffuser une information (qu’elle soit d’ailleurs vraie ou fausse) : cela constitue en soi une forme de censure. Il est également possible de supprimer des canaux de communication vers les tiers, ou même de noyer l’information parmi des informations contradictoires de même nature afin d’en faire perdre la puissance de persuasion.

En tant que professionnels de l’information, nous nous devons d’avoir les idées claires sur ce que nous manipulons au quotidien. Cet article a pour but de mieux comprendre comment considérer les informations qualifiées de « fake news » ou « infox », alors que cette notion est souvent employée pour disqualifier un adversaire plutôt que pour rétablir une vérité.

Cet article vise également à expliquer en quoi l’information n’a de valeur que parce que celle-ci lui est attribuée par le récepteur. Celui-ci dispose de sa culture (scientifique et non scientifique), ses croyances (idéologiques ou religieuses) et ses biais cognitifs pour valider ou non ladite information.

Internet a brouillé les pistes

La théorie de la communication désigne comme information le message qui transite entre un émetteur et un récepteur par le biais d’un canal de transmission.

Internet est un canal particulier, puisqu’il constitue une plateforme d’échange d’informations qui ne fait a priori pas de distinction entre les différents statuts des informations qui sont véhiculées, de même qu’une route n’est pas capable d’analyser quels sont les véhicules qui l’empruntent. Ainsi des informations de diverses natures pourront librement se diffuser : faits, théories scientifiques, opinions, avis, humeur, sentiment, hypothèses, connaissances, croyances, arguments étayés, arguments de « bon sens », propositions commerciales, statistiques, etc.

Par construction, Internet ne permet pas d’affecter une « métadonnée » de statut (à savoir de catégoriser parmi des types d’informations possibles) à l’information qui y transite. C’est donc au niveau de la personne qui reçoit l’information, et quelquefois du site qui met à disposition l’information, que ce statut est attribué, plus ou moins consciemment. Mais compte tenu de la complexité des informations qui sont en jeu, et quel que soit son niveau d’éducation, il est souvent très difficile de distinguer clairement un fait d’une autre catégorie d’information, dès lors que l’on n’est pas en prise directe ou témoin de celui-ci. Par ailleurs, qu’est-ce qu’un fait ? La proposition : « Flat Earth Society pense que la terre est plate » est un fait (on ne peut pas démontrer qu’ils ne le pensent pas et leur croyance est probablement souvent de bonne foi), alors que la proposition « La terre est globalement sphérique même si aplatie aux pôles » est un autre fait. Ce qui différentie ces deux propositions est que la première porte sur une opinion alors que la seconde porte sur une vérité scientifique issue d’un protocole. Mais dans les deux cas, c’est celui qui reçoit l’information qui va accorder ou non du crédit à la proposition globale.

La source et le recoupement

Se pose nécessairement la question du degré de confiance que l’on peut avoir dans l’information. Deux niveaux sont alors utilisés pour consolider cette confiance, bien connus des milieux traditionnels du Renseignement : la confiance dans la source d’information et la confiance dans l’information en tant que telle.

La confiance dans la source d’information repose le plus souvent sur une position sociale de la source : à ce stade, il n’est pas question de vérité mais d’autorité. Ainsi, le récepteur de l’information accordera son crédit à l’émetteur de façon plus ou moins inconditionnelle de par l’expérience des informations précédemment transmises et qui se sont révélées plausibles à l’usage. Dans le cas d’une croyance, on a affaire à une autorité religieuse ou idéologique et l’information sera d’autant plus plausible qu’elle consolide le système de pensée (ou théorie) qui abonde dans le sens de cette croyance.

Le deuxième aspect est l’information pour elle-même, qui peut être vraie même si la source est honnie. Ainsi, « ce n’est pas parce qu’Hitler a dit que l’Angleterre est une île que l’Angleterre n’est pas une île » : même des leaders d’opinion les plus contestables ne sont pas à l’abri d’émettre des vérités ! Pour appréhender la véracité d’une information, deux moyens sont possibles : aller la vérifier par soi-même (mais cela suppose des moyens logistiques et du temps) ou la recouper par d’autres sources primaires (les sources primaires sont celles ayant été en prise directe ou témoin de l’information, les sources secondaires sont celles qui ont relayé celle-ci, en faisant confiance à la source primaire). Et il convient de ne pas tomber dans le piège suivant : recouper une information par des sources secondaires issues d’une unique source primaire : c’est ce qui s’est produit lors la pseudo identification de Xavier Dupont de Ligonnès en Angleterre en octobre 2019 : la source primaire, une police locale, n’a pas été mise en doute par la plupart des medias pris dans une course au scoop (voir ICI).

Les opinions, les croyances, les théories du complot et l’esprit critique

Qu’on se le tienne pour dit : l’esprit humain, et a fortiori son intelligence, n’ont jamais eu vocation à rechercher la vérité pour elle-même. Les mécanismes cérébraux tendent vers un but unique : augmenter sa zone de confort, qu’il soit physiologique, psychologique ou matériel. Cela peut se traduire également par augmenter sa sphère de pouvoir, étant entendu qu’elle est en soi vecteur de confort. Les stratégies que le cerveau met au point peuvent s’affranchir des réalités (qui du reste ne sont pas toutes connues) pour établir un récit logique. Par exemple, il n’est pas rare que des enfants culpabilisent du fait que leurs parents se séparent, quand bien même ils ne sont pas en mesure de connaitre les raisons profondes de la séparation. Ils retournent donc la responsabilité vers eux-mêmes car ils sont à leurs propres yeux la seule clé explicative de la disruption de la continuité de la vie familiale, ayant pu à certains moments provoquer de la colère chez leurs parents. C’est un schéma de pensée qui, s’il peut être douloureux, n’en est pas moins justifié dans l’optique de préserver son intégrité psychique et de donner un sens à ce qui arrive compte tenu des éléments dont on dispose.

Ce que l’on nomme souvent « théories du complot » relève du même processus : relier et interpréter des faits réels ou supposés pour proposer une vision d’une histoire en cours. A ce stade, il faut néanmoins préciser que les complots existent et ont existé dans l’Histoire : il est arrivé que des minorités se soient entendues pour imposer des politiques à des majorités. On a d’ailleurs récemment fait référence à de nombreuses reprises aux accords de Sykes-Picot (à l’origine du tracé de frontières du Proche Orient pour délimiter des zones d’influence). Dans le monde de l’intelligence économique, il est souvent constaté que les Etats-Unis font en sorte d’avoir des collusions fortes entre services de renseignement d’Etat, entreprises et administrations pour s’approprier des entreprises étrangères. Cela ne pourra cependant jamais être formellement prouvé, puisque les éléments cruciaux sont du domaine des secrets d’Etat : aussi, les récits qui en sont fait peuvent s’apparenter à des « théories du complot ». L’exemple d’Alstom cédé pour sa partie stratégique à General Electric est à présent bien connu, notamment grâce à Frédéric Pierucci qui a pu analyser de l’intérieur les processus en jeu, ayant été lui-même l’objet de pressions de la part du Department Of Justice américain dont le but n’était probablement pas de faire émerger la seule Justice. Mais encore une fois, il est difficile de le prouver selon un protocole scientifique.

Il ne faut pas croire que les théories du complot sont l’apanage de « autres ». Sur l’exemple de l’épidémie du COVID-19, les chinois comme les occidentaux se sont rejetés la balle de la responsabilité de l’origine du virus. Le 13 mars 2020, l’Express titrait que « Pékin accuse sans preuve les Etats-Unis d’avoir apporté le virus en Chine » (ICI), alors que le 15 mars 2020, BFM relayait : « Die Welt [l’un des plus grands quotidiens allemands] accuse Trump de vouloir s’accaparer un éventuel vaccin juste pour les États-Unis » (ICI). Il faut ainsi remarquer à ce stade que dans les deux cas, les preuves manquent tout autant mais que le style du récit est différent : dans le premier cas, il s’agit d’une manœuvre grossière du gouvernement chinois, dans le second cas, on se base sur des rencontres dont on ne connait pas la teneur pour faire des suppositions.

Quid du fact checking (vérification des faits) ?

La population mondiale et a fortiori occidentale atteint des niveaux d’éducation sans précédents dans l’histoire de l’humanité (34% de la population française est diplômée de l’enseignement supérieur, même si cela ne veut pas dire qu’elle est supérieure en dignité…). Mais cela ne signifie pas que les gens sont par principe critiques vis-à-vis de l’information qu’ils reçoivent. En effet, la masse d’informations disponible ayant particulièrement augmenté avec les technologies, alors que le temps disponible pour les traiter ainsi que la configuration du cerveau n’ont pas subi la même trajectoire. Par ailleurs, même sans parler d’informations délibérément fausses, même les moins naïfs peuvent se faire avoir par des trolls et canulars. Le fact checking s’est au début défini comme une méthode de journalistes pour vérifier des faits, dans le but qu’eux-mêmes ne soient pas « intoxiqués » par des faits « alternatifs ».

Autre piège dans lequel il ne faut pas tomber, et dont le COVID-19 a illustré la réalité : la bataille d’experts. Les avis contradictoires font partie de la parole publique et ne doivent pas être considérés comme des « fake news »  par les parties adverses. A une échelle mondiale, les organismes faisant autorité en matière de santé publique sont au moins aussi nombreux que les pays. Aussi, l’article de CheckNews, service de fact checking du quotidien Libération « Covid–19 : Pourquoi plusieurs pays européens contredisent-ils la mise en garde d’Olivier Véran contre l’ibuprofène ? » (ICI) présente un débat que personne ne peut arbitrer à ce stade étant donné qu’il s’agit d’avis divergents d’experts.

De nombreux médias ont mis au point des politiques de fact checking. L’AFP informe sur ses techniques (ICI) reposant sur des règles déontologiques et des outils techniques du web. Google News Initiative, sur lequel nous avions fait un billet, met à disposition de tout un chacun des outils de vérification basés sur le web.

Cela dit, il faut être conscient des effets pervers de certains procédés qui se réclament fact checking. Dans cette veine, le journal Le Monde propose le Decodex (ICI) : il s’agit d’un moteur de recherche de sites ou d’extensions de navigateur qui peuvent s’installer sur Chrome ou Firefox et qui ne proposent pas de vérifier des faits, mais de qualifier des sources. Dans le cas des extensions, elles attribuent un code couleur de confiance aux sites Internet sur lesquels les internautes consultent de l’information. Le problème est que cette méthode ne permet pas de démêler le vrai du faux, mais juste de « blacklister » des sites, puisqu’un site non approuvé peut tout à fait énoncer des faits véridiques, comme un site approuvé peut énoncer des « fake ». Il semble donc que l’initiative Decodex serve davantage à positionner Le Monde comme garant des « bonnes » sources d’information, avec un conflit d’intérêt extrêmement problématique : le journal serait alors juge et partie. Il semble que CheckNews de Libération soit plus honnête en donnant des réponses de journalistes aux questions des abonnés au cas par cas après enquête.

Conclusion : on ne peut faire l’économie de s’éduquer au traitement de l’information

Il est clair que l’émetteur de l’information, qu’il en soit à l’origine ou qu’il en soit un relai, a une intention dans le fait de diffuser : ce n’est pas juste « informer », mais bien plus souvent créer ou partager une émotion : peur, dégoût, colère, envie, joie, etc. Or si l’on souhaite conserver un rapport honnête vis-à-vis de l’information, notamment pour l’utiliser dans le cadre d’une analyse, la seule question qui devrait nous tarauder est la suivante : est-elle vraie ou non ?

Il est notable que dans les affaires mêlant le site Wikileaks et son fondateur Julian Assange, et qui constituent un véritable feuilleton depuis 2010, très peu de sujets ont évoqué la véracité et les implications des informations révélées par rapport au sujet tellement secondaire « Julian Assange est-il quelqu’un de bien ?». Car quand bien même ce ne serait pas le cas, l’Intérêt Public sera toujours concerné par la seule question : ce qui a été révélé par Wikileaks, est-ce vrai ou non ?

Aussi, et comme nous l’avons vu, les pièges sont nombreux pour atténuer les effets d’informations, masquer leurs implications ou dévier leur intérêt. Quels que soient les artifices techniques que l’on place entre une information brute et un récepteur de cette information, il est important d’émanciper chacun de la naïveté. L’éducation doit demeurer permanente à mesure que la complexité des canaux d’information et des systèmes de transmission évolue.

Mais la bonne nouvelle est qu’il suffit au final de respecter quelques principes simples : bien distinguer la source d’information de l’information brute. Et arbitrer entre le degré de confiance que l’on peut accorder à la source avec le niveau de recoupement qu’on peut obtenir pour l’information brute par rapport à une source primaire. Et il faut impérativement procéder par ces deux approches simultanément pour tenter de s’approcher de la vérité.

 

Même si en tant que veilleurs, nous continuerons toujours d’accorder la plus haute importance à l’analyse humaine, nous sommes conscients qu’aujourd’hui la Data visualisation est une solution pour affronter l’abondance des données et la complexité des situations.

C’est pourquoi nous sommes particulièrement heureux aujourd’hui de vous faire partager un progrès technique et ergonomique réalisé sur notre outil de veille sur mesure RSS MONITORING.

Associer la représentation de données avec un volume de plusieurs millions d’informations, le tout avec la contrainte du temps réel n’a pas été une chose simple mais nous avons su relever le défi !

Ainsi, des dataviz (ou datavisualisation) vous permettent à présent de mieux comprendre la volumétrie des informations issues de vos requêtes. Par ailleurs, ces données sont cliquables ce qui facilite et rend plus pratique l’accès et le filtrage des actualités qui vous intéressent.

Que ce soit pour mieux comprendre les données, identifier des signaux faibles, ou plus simplement pour capter l’attention de vos utilisateurs, votre outil de veille devient désormais plus dynamique et  interagit avec vous en temps réel !

Partenaire de l’évènement depuis plusieurs années, Viedoc sera heureux de vous accueillir sur son stand du salon ADF-PCD les 29 et 30 janvier à Paris, Porte de Versailles.

Dédié au packaging des parfums, cosmétiques, boissons premium et aux aérosols et systèmes de dispensing, cet évènement donne une vitrine à 700 exposants et 80 intervenants. Ils proviennent des marques de luxe à rayonnement mondial, des start-ups stimulant l’innovation, en passant par de nombreux acteurs industriels des chaines de valeur de ces métiers.

Pour venir échanger avec nous, il vous suffit de télécharger votre badge (gratuit jusqu’au 28/01 midi) depuis le lien suivant :

https://is.gd/kHrS4N

Rendez-vous sur notre Stand G38 !

A l’écoute de nos clients, nous continuons à faire progresser nos plateformes de veille, qu’il s’agisse de RSS Monitoring (pour la veille sur mesure) ou RSS Sourcing (solution dédiée à la veille sectorielle couvrant 12 domaines, et bientôt 13 !).

De nouvelles fonctionnalités ainsi que des nouveautés vous seront présentées très prochainement.

Par ailleurs, nous sommes et restons des veilleurs, fournissant des études et notes de veille calibrées selon les besoins d’entreprises et de services qui nous font confiance depuis maintenant 15 ans.

Merci à nos clients, nos partenaires… et bienvenue à celles et ceux qui souhaitent échanger avec nous et une excellente année à tous !

Viedoc veille pour vous depuis 15 ans !

23 Sep 2019, Posté par adminviedoc dans A la une, Société

Née en septembre 2004, cela fait maintenant 15 ans que Viedoc épaule ses clients. Depuis sa création, l’ADN de l’entreprise est resté le même : l’anticipation technico-économique. L’entreprise s’est elle-même développée au gré des formidables bonds en avant de l’Internet des deux dernières décennies, lesquels ont profondément transformé l’accès aux informations et leurs usages dans les sphères individuelle et professionnelle.

Ces 15 années ont permis à Viedoc de consolider les deux piliers structurant son activité : le conseil en veille/intelligence économique et la mise à disposition d’une famille d’outils de veille utilisables en mode SaaS. Tout au long de ces années, nos objectifs sont restés immuables.

Premièrement, demeurer des praticiens de la veille pour des clients souhaitant externaliser tout ou partie de cette activité. Ainsi, nous continuons de rester sensibles aux évolutions de notre cœur de métier dans le domaine du web et dans celui des méthodes de recherche et d’analyse. En second lieu, nous nous investissons au quotidien dans l’amélioration continue de nos outils, afin qu’ils se conforment aux besoins et contraintes des cellules ou services de veille des entreprises. Dans ce contexte, nous nous appuyons donc sur la double expérience de nos clients et de nos consultants internes pour prodiguer un conseil au plus près des attentes et réaliser des logiciels de veille simples d’utilisation, efficaces et performants.

Depuis 2017, l’offre « Viedoc Insight » a permis à nos clients de bénéficier de façon récurrente de documents de veille sur mesure. Nous constatons aujourd’hui le succès de cette formule que nous continuons à faire progresser.

Ainsi, nous sommes capables aujourd’hui de proposer une réponse pertinente aux différents besoins des entreprises en matière de veille :

  • Celles qui souhaitent s’équiper d’un outil professionnel pour surveiller en temps réel leur environnement
  • Celles qui souhaitent bénéficier d’une surveillance assidue sans pour autant devoir utiliser un outil de veille
  • Et celles qui souhaitent une analyse pointue et approfondie sur un sujet donné

En conclusion, si le secteur de la veille et l’Intelligence Economique est en mutation permanente, Viedoc est fière d’avoir su, tout au long de ces 15 années, se démarquer par son approche pragmatique et son savoir-faire unique.

Un grand merci à vous, chers partenaires et clients, de nous avoir fait confiance et de continuer à le faire.

Louables intentions

Internet est à l’origine un réseau décentralisé dans lequel ont éclos, malgré une volonté initiale de neutralité, des oligopoles relatifs à certains services (navigation, vidéos, commerce, plateformes spécifiques) prenant souvent des positions dominantes dans certaines grandes régions du monde : les GAFAM et leurs homologues asiatiques (les BATX) en sont les meilleurs exemples. Leurs modèles économiques ont un point commun : la captation des données personnelles et l’algorithmie de ciblage marketing. Le RGPD vient, en théorie, « siffler la fin du match » pour le territoire européen, avec pour objectif de rendre explicite le consentement de la captation des données personnelles. Auparavant, le processus de consentement implicite était devenu si incolore et inodore que peu de personnes avaient conscience d’ « être le produit » de services « gratuits », en clair de transmettre des données personnelles.

Mais le diable se cache dans les détails

Depuis mai 2018, le RGPD a drainé une série de contraintes pour les sites Internet consultables depuis l’Europe, et les entreprises et institutions qui les mettent en ligne. Une couche technique, administrative et juridique complexe est venue s’ajouter aux organisations pour recenser les données personnelles internes et externes manipulées. On considère pêle-mêle les processus associés à ces données, les risques au regard de la captation potentielle de données par des tiers que ce soit par malveillance ou inadvertance, les impacts des risques, les mesures envisagées, etc. Par ailleurs, les procédés de mise en place d’un consentement éclairé de l’octroi des données personnelles et les procédés visant à permettre à tout un chacun de pouvoir se radier des listes où l’on a été inscrit sont autant de défis qui, s’ils ne sont pas insurmontables, constituent une lourdeur non négligeable dans un contexte français où l’administratif est jugé (probablement à raison dans de nombreux cas) contre-productif et anti-compétitif.

Quant au veilleur, il sera nécessairement freiné dans sa navigation sur le web : les clics liés aux paramétrages des cookies, l’accès réduit à des sources extra-européennes qui ne souhaitent pas se conformer au RGPD, en particulier étatsuniennes, induisent des pertes de temps ou incitent à l’utilisation accrues de VPN (Virtual Private Network) pour ceux qui en ont la possibilité, fonction de la politique de Systèmes d’Informations de l’entreprise. En pratique, cette restriction de l’accès à l’information peut s’apparenter à une forme « soft » de déni de service, et un renoncement à la neutralité du Net. Par ailleurs, il a été peu dit que le RGPD confère à l’Internet européen une dimension protectionniste et extraterritoriale, puisque tous les sites situés hors UE et désirant atteindre un public européen sont tenus de se conformer au RGPD.

Une bataille d’indépendance en filigrane ?

Cependant, il faut bien reconnaitre que le RGPD donne une impulsion forte pour s’émanciper de services Internet américains. De la révélation de PRISM par Edward Snowden en 2013 à celle des vols massifs de données Facebook par Cambridge Analytica en 2018, il est devenu lisible pour tous que la donnée personnelle a une valeur et qu’on ne laisse pas un objet de valeur sans protection. D’ailleurs, il a bien été constaté que la réticence de départ des acteurs du cloud computing européen s’est commuée en opportunité de ravir quelques parts de marché à leurs homologues américains.

Il est encore tôt pour évaluer l’efficacité réelle du RGPD en comparaison avec les grands efforts demandés aux organisations, petites ou grandes, pour se mettre en conformité. On sait toutefois que même les institutions européennes ont du mal à prendre le pas (voir ICI) et que les pays du nord de l’Europe ont moins de difficultés pour l’adopter, probablement du fait de cultures plus promptes à se conformer aux règles. Depuis fin 2018, les sanctions ont commencé à être distribuées. Même si les spectaculaires 50M€ d’amendes administrés à Google par la CNIL pourraient paraitre disproportionnés ou dérisoires en fonction des points de vue, il existe en pratique un système de sanctions graduel, à l’image d’HADOPI. Cependant, si l’on regarde le bilan des sanctions de cette dernière en 2018, au terme de 9 années d’existence, 10 millions de mails de premier avertissement ont été envoyé, 920 000 mails de second avertissement, 3000 comparutions devant le tribunal et…101 contraventions. Même si comparaison n’est pas raison, et que HADOPI était plutôt censée viser les particuliers alors de le RGPD cible davantage les organisations, on peut noter que la taille du système répressif reste comparable.

Comme pour tout changement profond, on comptera des gagnants et des perdants dont la répartition sera redistribuée par rapport à la situation précédente, même s’il est espéré que les gagnants seront européens. Il y a cependant fort à parier que les parties prenantes du Web s’adapteront sans problème à ce nouvel enjeu. Elles sont habituées depuis les années 1990 à des changements incessants des structures de l’Internet alors que celui-ci est devenu un espace majeur des jeux économiques et relationnels. A titre d’exemple et si l’on se replace outre-Atlantique, un journal en ligne tel que celui du Los Angeles Times a choisi de se conformer au RGPD, alors que ce n’est pas le cas pour le Chicago Tribune qui n’est toujours pas accessible. On peut y voir une simple logique de marché : Los Angeles intéresse probablement davantage les européens (notamment ceux de la « Tech ») que Chicago…

De nombreuses entreprises font aujourd’hui appels à nos services pour identifier des startups aux 4 coins du monde.

Comme mentionné dans un article précédent (ici), VIEDOC en tant que partenaire des salons ADF & PCD s’est impliquée cette année dans l’identification et la présélection de start-ups du domaine du packaging.

A titre d’exemple, voici 2 start-ups que nous avons identifiées et que vous pourrez visiter sur le salon, au niveau de l’espace « Accelerator ».

  • Living Ink est une entreprise américaine de biomatériaux qui utilise des technologies d’algues, et donc durables, pour remplacer certains produits dérivés du pétrole tel que l’encre. L’ambition est de développer une variété de produits d’encre et de couleurs, y compris l’encre numérique. Actuellement, les encres sérigraphiques, typographiques et offset sont en cours de développement et de perfectionnement.

  • Paptic est une entreprise finlandaise qui a conçu un matériau éponyme destiné à remplacer le plastique dans plusieurs applications. Ce matériau partage des propriétés avec les textiles et le papier et a permis de constituer un sac à base de cellulose 100% biodégradable. Les propriétés suivantes le rendent particulièrement prometteur : résistant à l’eau, léger, étirable, recyclable et bon marché. Paptic a reçu un soutien de l’Union Européenne ainsi que plusieurs prix d’innovation et collabore actuellement avec les Galeries Lafayettes.

Les autres « pépites » que vous pourrez apprécier, voire avec qui vous pourrez tisser des relations d’affaires, sont :

  • Glancy 3D : se présente comme la première intelligence artificielle de vision par ordinateur pour l’évaluation et l’optimisation de la conception des emballages.
  • L’Indispensac : concepteur d’un sac 100% recyclable et « made in France »
  • Revinax : plateforme de réalité virtuelle qui crée, édite et distribue des tutoriels de formation virtuelle pour les professions hautement qualifiées et la formation de précision.
  • Ashana. B : combine des cosmétiques luxueux, biologiques et végétaliens, qui nettoient, hydratent et régénèrent les cellules tout en respectant les différents types de peau et de cheveux.
  • Packitoo : se définit comme la première application Web de processus intelligente pour le développement, l’achat et la vente d’emballages personnalisés.
  • Kalys Cosmetics : marque innovante de cosmétiques naturels pour le visage et le corps, située près de Marseille.

Pour plus d’information, consultez la page « Accelerator » du salon ici.

Les salons Aerosol & Dispensing Forum 2019 (ADF 2019) et Packaging of Perfume Cosmetics & Design 2019 (PCD 2019) constituent le premier salon européen de l’innovation dans le domaine de l’emballage cosmétique et aérosol. Ils réunissent, en qualité d’exposants et de conférenciers, pas moins de 600 principaux fournisseurs d’aérosols, fournisseurs et distributeurs d’emballages cosmétiques de différents secteurs, lesquels présentent leurs innovations et leurs points de vue à l’industrie.

Outre notre présence comme il se doit, notre société est partenaire de l’évènement depuis maintenant plusieurs années. Et pour cette nouvelle édition, nous sommes intervenus à deux niveaux, en coordination avec l’équipe organisatrice d’Easyfairs.

En premier lieu, un appui a été fourni pour l’identification de startups du packaging, présentant un potentiel intéressant et invitées à déployer leurs innovations sur l’espace « ACCELERATOR » qui sera proche de notre stand.

En second lieu, la page du site « Industry News » (disponible ici) est alimentée par l’un de nos outils de veille, avec un affichage de type « mur d’actualités » paramétré selon les souhaits des organisateurs.

Espérant vous voir nombreux, nous serons heureux de vous accueillir sur notre stand X03 !

Accédez aux informations sur le site du salon.