Conseil en veille Tag

La finalité d’un processus de veille n’est pas une question si évidente qu’il n’y parait. L’Intelligence Economique est souvent encline à situer la veille au service des volets offensif et défensif d’une stratégie, laquelle sert une politique ou une vision constituée d’objectifs de moyen et long termes. Il faut remarquer que notre époque questionne cette approche.

En effet, lorsqu’on est sur une période de faible variabilité des rapports de forces sur un marché (nombre limité de nouveaux entrants et parts de marchés stables des acteurs principaux), qui comporte peu de changements de règles du jeu (législation, réglementations, normes et usages), on peut bâtir une stratégie de long terme visant à garder ses positions ou à pénétrer le marché. Notons que dans ce cas de figure, on a affaire à des stratégies souvent focalisées sur la conquête de marché.

Or, s’il est vrai que sans stratégie rien n’est envisageable, de nombreuses entreprises sont à présent mises dans un bain concurrentiel mondial, qui les incitent davantage à opter pour des comportements de survie, selon deux axes principaux : innover et afficher une rentabilité actuelle ou future. Progressivement, vendre des produits devient secondaire (du moins dans un premier temps) : ce qui compte avant tout est de rassurer les investisseurs ou actionnaires (l’exemple d’Amazon est éloquent à ce titre, voir ICI). Au travers d’innovations présentées comme disruptives, ces parties prenantes se sentent rassurées, notamment en anticipant des profits substantiels à une échéance palpable. Dans le même temps, une partie croissante de la valeur des produits est transférée vers la réputation de la marque, assurant parfois des positions dominantes mais présentant également des vulnérabilités accrues aux attaques informationnelles.

Depuis la fin des années 1970, les différentes phases de mondialisation et les technologies de l’information ont modifié considérablement le jeu économique par la multiplicité des acteurs et un accès démocratisé à une information surabondante. Aussi, dans l’économie actuelle, la veille se voit affublée d’une double injonction : alimenter la stratégie et alimenter l’innovation. A notre niveau, nous notons un glissement souvent (mais pas toujours !) significatif vers le deuxième aspect. Autrefois vue exclusivement comme un outil d’aide à la décision, la veille devient davantage un outil d’aide à l’innovation et de stimulation de la créativité.  Dans les deux cas, il s’agit d’alimenter les processus internes de l’entreprise, à des niveaux différents, avec des informations utiles, ayant passées des filtres rigoureusement paramétrés. A ce jour, et en attendant l’homme « augmenté » promis par les tenants du transhumanisme ou l’Intelligence Artificielle de niveau 5, des outils techniques tels que ceux que nous proposons (voir ICI) ont toute leur raison d’être. En effet, rechercher de l’information coûte un temps et une énergie précieux qui seraient sans doute bien mieux mobilisés dans des activités où il est difficile de gagner du temps et où l’humain est la clé de voûte : l’analyse, la mise en perspective et l’inspiration.

S’il y a eu une époque où la rétention d’information pouvait assurer des positions dominantes, nous sommes désormais entrés dans une ère où l’information est disponible si tant est que l’on abatte la barrière de complexité qui nous en sépare. Et nous ne sommes pas encore entrés dans une ère où l’appropriation de l’information, qu’elle soit analytique ou symbolique, revient aux machines. L’Homme reste aux commandes de la finalité du processus de veille.

Dernièrement, une série d’articles issus du blog « Outils Froids » de Christophe Deschamps ont retenu notre attention. Christophe  y partage sa méthode où il met à profit deux outils de mindmapping (l’un payant : Mindmanager, l’autre gratuit : Freeplane) pour exploiter des articles issus du web, après une conversion au format PDF et un classement dans des dossiers identifiés. Intitulés « Mieux exploiter l’information issue de la veille avec le mindmapping », ces articles peuvent se consulter ici, ici ainsi qu’ici.

Pour poursuivre la réflexion, il est possible d’utiliser un autre outil de mindmapping nommé « Docear », gratuit, open source et basé sur Freeplane (téléchargeable ici, un bémol : l’ensemble du logiciel et de la documentation est en anglais !). Cet outil a été conçu à la base pour gérer de la littérature académique et les références s’y rattachant.

Si l’on couple Docear à un lecteur de PDF qui donne la possibilité de réaliser des surlignages et des commentaires dans les documents (nous utilisons par exemple « PDF XChange Viewer, gratuit et téléchargeable ici), il sera alors possible d’afficher directement dans la carte mentale (ou « mindmap ») l’ensemble de ces surlignages et commentaires. On a ainsi la possibilité d’afficher uniquement ce que l’on considère comme essentiel, la carte mentale obtenue contenant presque uniquement les informations que l’on souhaite exploiter.

Comment procéder ?

Dans Docear, il faut d’abord faire « Create a new project » et donner lui un nom, puis enregistrer la carte vierge à laquelle vous aurez également donné un nom (ici : « Veille X »).

Puis liez au nœud principal de la carte mentale un dossier contenant les PDF que vous souhaitez exploiter en faisant un clic droit, puis « Monitoring/Add Monitoring Folder ». Et pointez sur l’emplacement du dossier concerné.

L’importation des fichiers se fait, avec des hyperliens (au niveau d’icônes « PDF ») permettant d’accéder directement aux fichiers depuis la carte mentale. (Notons qu’un message en rouge apparait concernant des défaillances de la fonction d’importation des annotations. Cependant, cela n’a pas été constaté à notre niveau pour l’instant.)

Voici par exemple ce que cela donne avec 5 articles ayant été convertis en PDF. Outre que le nom du document apparait à droite d’icônes « PDF », certains éléments des articles peuvent également apparaitre (notamment des titres et sous-titres s’ils sont reconnus comme tels).

Si l’on décide d’exploiter le premier article, il faut l’ouvrir dans notre lecteur PDF XChange Viewer et y apposer des surlignages (ici en jaune) et commentaires. Ne pas oublier au terme de l’exploitation de chaque PDF de procéder à son enregistrement, actant ainsi les modifications apportées.

Ceci fait, cliquez au niveau du nœud principal de la carte sur la double flèche bleue permettant de rafraichir les liens vers le dossier surveillé.

On a alors l’ensemble des éléments ajoutés dans le PDF qui apparaissent au niveau N+1 du nœud relatif au document exploité.

En cliquant sur l’icône précédant le texte de chacun des éléments rajoutés, il est alors possible d’aller directement au niveau des éléments de texte sélectionnés dans le cœur du document. Cette fonctionnalité s’avère pratique lorsque l’on exploite des documents volumineux tels que des rapports, articles scientifiques, thèses, etc. en plus des articles quotidiens issus de sa veille. Notons que le texte des nœuds ajoutés automatiquement suite au surlignage entre d’un bloc dans la carte mentale, avec le saut de ligne automatique du PDF conservé. Si l’on veut par la suite les exporter en citations par copier/coller, l’application « Ditto » pourra se révéler bien utile.

La nature de l’information et le cycle de la veille

26 Avr 2018, Posté par adminviedoc dans Actualités

Donnée, information, connaissance : une distinction artificielle…

Prenons le cas du chiffre d’affaires d’une entreprise A. Il intervient dans le calcul du PIB et il s’agit alors d’une simple donnée pour l’INSEE. Lorsque ce chiffre d’affaires arrive sur la table d’un concurrent B de l’entreprise, ce dernier y verra une information qui, compilée avec d’autres, permettra à B d’évaluer son positionnement en volume sur le marché. Enfin pour l’entreprise A elle-même, il s’agit d’une connaissance, en l’occurrence celle de ses performances commerciales propres sur une année.

Peut-être cet exemple semble simple, basique. Mais il en va de même pour des sujets plus complexes car il est une constante : le degré d’intérêt pour une information est intimement lié à qui la reçoit et pour quel usage : action, non action, réaction, analyses, ou simplement le fait de susciter une émotion (joie, peine, colère, dégoût en particulier). Aussi, nous parlerons d’« information » pour désigner tout message susceptible de transiter d’un être humain à un autre et plus généralement d’un système de décision à un autre. Au passage, il devient commun que des décisions soient prises par des systèmes techniques à l’exemple du pilote automatique des avions de ligne ou du trading haute fréquence dont les décisions sont issues d’algorithmes.

Données, informations et connaissances n’ont aucune valeur en soi : seuls comptent les effets qu’elles produisent sur les acteurs économiques.

 

…alors enfonçons une porte ouverte : il y a les informations qui obligent et les autres !

Le cycle de la veille ne peut être pertinent qu’au regard d’une stratégie d’entreprise, où celle-ci souhaite avoir des réponses à certaines questions, en particulier sur l’environnement économique, technologique (innovations en particulier), juridique ou sociétal.  Si l’on regarde l’information par le prisme du cycle de la veille (1-collecte, 2-exploitation, 3-diffusion, pour faire court), on peut définir trois grandes catégories d’informations. Celles qui amènent directement à la décision (et leur fiabilité ne fait pas de doute), celles qui doivent être réinjectées dans le cycle pour des traitements plus ou moins longs (recoupements, mises en perspectives, analyses et synthèses), et celles qui ne servent pas et qui doivent interroger sur la constitution du sourcing (ie base de référence des sources qu’il convient de faire vivre en permanence).

L’articulation entre stratégie d’entreprise et plan de collecte de l’information est essentielle car aucun des deux ne peut se passer de l’autre. Une stratégie sans veille équivaut à des décisions prises sur la base de l’intuition des dirigeants, lesquels ne peuvent avoir une vision complète de leur marché tant la complexité est souvent le corolaire de l’économie globalisée. Un service de veille qui n’a pas vocation à aider la décision, ou a minima de soutenir l’innovation,se cantonne à un système d’archivage.

La veille ne peut donc pas être un processus sans sujet. Elle s’adapte aux questions des dirigeants et aux besoins des acteurs de l’entreprise. Elle est par nature instable et permet à l’entreprise d’opérer les bons mouvements vers sa croissance ou la défense de ses intérêts.

Activité devenue incontournable pour toutes les entreprises, la veille se pratique de différentes manières et à différents niveaux d’intensité. Elle se décline en fonction de la taille de la structure, de sa culture mais aussi des marchés visés et des menaces identifiées. L’un des intérêts les plus reconnus de la veille est sa contribution à l’innovation.

Les entreprises ont besoin d’innover en permanence pour rester pérennes et compétitives sur leur marché, notamment dans la production de biens physiques ou de technologies. L’adaptation aux nouveaux procédés doit se faire très rapidement pour épouser les besoins ou aider à pénétrer des marchés encore inexploités et sources de croissance.

Dans le but de rester proactif, la mise en place d’un processus de veille peut commencer par une surveillance récurrente des concurrents, au niveau de leurs pratiques, organisations, développements, ainsi que des lancements de nouveaux produits ou services.

Réaliser une veille brevet, certes plus pointue mais tout aussi essentielle, permettra de surveiller les innovations déposées par ses concurrents, les concepts émergents, ou de détecter de nouveaux acteurs qui arrivent sur le marché.Il faut cependant être conscient que le dépôt de brevet n’est pas systématique: certaines stratégies industrielles conduisent à ne pas entrer dans ce système, et à garder les « secrets de fabrication » en interne.

Qu’il y ait une cellule de veille implantée ou non, la veille technologique permettra ainsi à l’entreprise d’ajuster sa stratégie en remontant d’importantes informations aux services de R&D et aux collaborateurs qui participent de près ou de loin aux activités d’innovation et de développement.

Enfin réaliser une veille réglementaire peut aussi s’avérer très utile pour se conformer aux lois, certifications, normes en cours, voire pour donner un avis technique lors de leur élaboration . Ainsi, l’entreprise sera positionnée en amont de tout changement pouvant affecter l’activité, et pourra donc sécuriser ses innovations et orienter ses décisions en connaissance.

Pour résumer, les avantages du couple “Veille/Innovation” ne sont aujourd’hui plus à prouver !

Ils tiennent en 4 points

  1. s’adapter aux attentes des clients/investisseurs et même les anticiper
  2. éveiller la créativité et créer une dynamique d’intelligence collective au sein de ses équipes
  3. capter des signaux que les concurrents ne saisiront pas nécessairement
  4. se baser sur les politiques d’aide à l’innovation et optimiser leurs mises en place

La veille et le Gestionnaire de Communauté

16 Mai 2017, Posté par adminviedoc dans A la une, Conseil

À l’heure où la veille vient s’imposer comme une activité clé dans les processus de décision, elle fait aussi partie des nombreuses compétences du gestionnaire de communauté, et ce à plusieurs égards:

  • La veille lui permet d’innover dans sa stratégie de contenu

Afin de capter l’attention des internautes, le Gestionnaire de Communauté devra en effet redoubler de créativité dans sa stratégie de contenu. La veille pourra l’aider dans cet objectif, par la surveillance des actualités (grâce aux opérateurs de recherche, flux RSS, newsletters, réseaux sociaux, alertes, etc) et devenir une source d’inspiration pour enrichir sa ligne éditoriale.

Elle pourra aussi être utile pour observer ou mettre en plac
e de nouvelles pratiques et affiner son rôle. William Troillard nous en dit plus sur le sujet dans cet article:
“https://blog.comexplorer.com/community-manager-bonnes-pratiques”

  • La veille donnera une portée stratégique à l’activité du Gestionnaire de Communauté

Elle peut alors devenir indispensable dans sa mission à des fins de surveillance e-réputationnelle ou documentaire, pour analyser les mouvements sur les réseaux sociaux et leurs impacts sur l’entreprise.

Le Gestionnaire de Communauté peut ainsi remonter des informations non-négligeables aux services de vente ou de production par exemple.

Les profils des internautes, leurs commentaires, likes, partages ou réactions, sont indispensables pour examiner la notoriété de l’entreprise et y apporter des corrections/ ajustements. Une mauvaise réputation en ligne peut avoir de graves conséquences sur le bon développement de l’entreprise et sa surveillance est essentielle.

La surveillance des réseaux sociaux peut aussi permettre de capter des informations concurrentielles (profils, contenu partagé, commentaires…) et technologiques (nouveaux produits, lancements…) et être très utile aux équipes de Communication/Marketing et de R&D.

Le gestionnaire de Communauté peut ainsi prendre en charge une partie de cette veille et participer à l’intelligence collective.

Veille & CM

  • La veille lui permettra de se tenir à jour des nouveautés en matière de réseaux sociaux ou d’outils de communication.

Facebook, Twitter, Youtube ou encore LinkedIn n’ont  plus de secrets pour les entreprises. Qu’en est-il des autres canaux/réseaux? StumbleUpon, WhatsApp, Snapchat… À chaque activité son réseau social, et il est important de bien savoir sur lesquels il sera utile de communiquer. Le Gestionnaire de Communauté doit donc se tenir informé des outils utilisables pour l’entreprise, de leur fonctionnement, et ultimement proposer leur mise en place si nécessaire.

D’autres outils peuvent également être intéressants à découvrir pour le travail collaboratif (Evernote, Slack), la surveillance et la programmation de posts (Hootsuite), la surveillance des actualités (outils de veille, Google Alerts).

Que ce soit donc pour apprendre de nouvelles fonctionnalités sur des réseaux existants, découvrir de nouvelles plateformes sociales, ou s’outiller pour mieux exercer sa fonction (maîtriser les outils de recherche et d’informations), la veille sera un moyen efficace d’y parvenir. Le Journal du CM vous présente quelques outils ici: “La veille du Community Manager et tous ses outils !”)

Le veilleur en entreprise, un commercial itinérant !

25 Oct 2016, Posté par adminviedoc dans A la une, Conseil

Lorsqu’on pense à un veilleur (ou une veilleuse), on image une personne avec des connaissances et compétences bien particulières : de la curiosité, une capacité d’analyse poussée, un fort intérêt pour les nouvelles technologies, la maîtrise de plusieurs langues étrangères, un esprit de synthèse redoutable…

Mais le veilleur doit être avant tout et surtout quelqu’un à l’écoute et un bon communiquant.

Au sein d’une entreprise, la veille ne peut exister que si les collaborateurs y voient un intérêt réel. La veille ne peut perdurer que si elle est consommée.

Dès lors, même si l’amélioration continue de l’organisation de la veille, la réévaluation régulière des besoins et attentes des utilisateurs sont des étapes primordiales, il convient aussi que le veilleur soit un bon communiquant (pour ne pas dire un bon commercial) allant de services en services pour défendre sa valeur ajoutée.

Pour cela, le veilleur dispose de plusieurs armes qui sont les siennes !

D’abord, l’information…
Avec sa maitrise des moteurs de recherche, ses accès privilégiés à des bases de données, son réseau, le veilleur s’avère être un formidable relais d’informations. En complément de newsletters ou d’études de fond, rien n’est plus vecteur de promotion que de distiller des informations soigneusement ciblées, propice à ouvrir les autres vers le monde extérieur. On reprend là les fondements même de l’intelligence économique, à savoir : diffuser la bonne information à la bonne personne au bon moment pour prendre la bonne décision.

Ensuite, son outil de veille…
Il existe aujourd’hui de nombreux outils de veille à des coûts très variés et disposant chacun de fonctionnalités bien spécifiques. Lorsque l’on choisit un outil, l’étape essentielle consiste à définir précisément ses besoins : Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? …
Mais l’outil de veille peut être aussi un excellent support de communication et d’appropriation de la démarche de veille au sein de l’entreprise. Certains outils, plus récents sur le marché ont été conçus dans une optique de déploiement rapide avec des espaces accessibles à tous, qu’ils soient experts en veille ou non.
En libéralisant ainsi l’accès à l’information, le veilleur n’est plus vu par ses collègues sous l’angle du « privilégié » (en étant le seul à avoir accès à certaines informations) mais plutôt comme un chef d’orchestre qui facilite son accès à tous.

Enfin, l’humain
On a tendance à l’oublier parfois mais la principale force du veilleur, c’est avant tout lui même. Le veilleur ne (re)trouvera sa notoriété et sa crédibilité qu’en remettant l’humain au cœur du processus. Qu’il soit prestataire ou consultant interne, le veilleur doit une partie de sa survie dans son aisance relationnelle. Il devra pour cela développer une véritable stratégie marketing fondée notamment sur le bouche à oreille. En tentant de satisfaire au mieux les clients, ces derniers deviendront les meilleurs prescripteurs ! Pour cela quoi de mieux que de les impliquer en collectant régulièrement leurs avis, en mesurant ce qui marche et ce qui ne marche pas, en leur proposant des services toujours plus personnalisés.

Pour alimenter en informations sa veille stratégique, les flux RSS restent un must de la surveillance à distance.

Nous avions déjà dévoilé dix astuces pour détecter et identifier des flux sur le web, il est temps d’aborder la question des réseaux sociaux qui font du web 2.0 ce qu’il est aujourd’hui s’il on veut rester exhaustif.

Or le triste (mais logique) constat ne fait que se confirmer depuis quelques années: Les flux RSS se raréfient. De plus en plus de sites internet préfèrent souvent les remplacer par une newsletter, qui a l’avantage de fournir des informations sur les souscripteurs, ce qui n’est pas le cas avec l’utilisateur d’un flux RSS (qui, lui reste anonyme). Avec l’émergence du Big Data et l’impérieuse nécessiter de tout mesurer pour optimiser ses actions, les flux RSS deviennent inutiles.

Du côté des réseaux sociaux, le constat est un peu le même, mais pour des raisons différentes: On souhaite que les utilisateurs restent, ne serait-ce que pour voir les annonces contextuelles et billets sponsorisés qui génèrent une bonne partie du chiffre d’affaire de réseaux comme Facebook (qui a purement et simplement supprimé l’option) ou Twitter. Les autres ont pour la plupart rendu l’accès aux RSS plus difficile (sans les supprimer). Cela n’est pas une limite dans bien des cas, puisque nous-mêmes surveillons ces réseaux sociaux (ainsi que slideshare, youtube, instagram…) par l’intermédiaire des API proposées lorsqu’elles existent

Voici donc une liste (non exhaustive) des astuces permettant de mettre en surveillance les réseaux sociaux, mise à jour en mai 2016:

Facebook:
Jusqu’au 15 juin 2015, Facebook permettait de suivre directement les comptes, en disposant d’un identifiant numérique:
http://www.facebook.com/feeds/page.php?format=rss20&id=123456789123456

Il suffisait alors de se rendre par exemple sur http://findmyfbid.com/ avec l’adresse du compte (du type https://www.facebook.com/compte/) puis de le coller dans le champ pour sortir son identifiant, à remettre dans l’URL.

On ne peut suivre actuellement que les notifications de son propre compte (aller sur https://www.facebook.com/notifications, puis cliquer « RSS »).
Cependant on peut aussi utiliser des applications gratuites pour générer un flux RSS comme Wallflux (Atom), Fivefilters, ou FB RSS Feed. On peut, enfin, utiliser une API en s’inscrivant comme développeur si on a le courage (et les compétences!)

Twitter:
L’oiseau bleu ne propose plus d’options de suivi, toutefois il est possible d’y arriver en utilisant soit QueryFeed, soit une macro Google:
> Queryfeed: Permet la recherche (éventuellement avec des opérateurs twitter) ou bien l’obtention d’un flux RSS généré en omettant par exemples réponses et retweets.

> Macro Twitter: Il suffira de coller cette dernière dans sa barre de navigateur: https://script.google.com/macros/s/idscriptgoogle/exec?012idwidget456 (exemple).

1- Aller dans paramètres/widget puis créer un nouveau widget (recherche, publications chrono, etc.) et récupérer son identifiant.
2- Utiliser un script Google (ex. celui d’Amit Agarwal) puis choisir d’exécuter Twitter_RSS.
3- « Publier/déployer comme une application web » pour autoriser et déployer le script.
4- Ajouter l’identifiant précédemment récupéré sur le widget twitter.

Google Plus:
Ce réseau social est suffisamment utilisé pour présenter un intérêt dans la surveillance de comptes, groupes et thématiques. Ne proposant de système de surveillance, il conviendra de recourir à une application, comme Google+ To RSS (API publique). Un exemple: https://gplus-to-rss.appspot.com/rss/*Il faut remplacer l’étoile par l’identifiant de la page.

Un exemple pour le groupe veille et IE: https://plus.google.com/114765072348374705381/posts.

Cerise sur le gâteau il est possible d’y ajouter des paramètres supplémentaires de filtrage:
?maxResults=50, ?includeHashtags=tag1,tag2 (ou exclude), ?excludeCommunityPosts, ?useAnnotationAs*

Flipoard:
Remplacer l’étoile par le nom du compte et l’identifiant plus loin (id): https://flipboard.com/section/*-id.rss

Tumblr:
Remplacer * par le nom du compte: http://*.tumblr.com/rss
Exemple

Diigo:
Remplacer l’étoile par le nom d’utilisateur:
https://www.diigo.com/rss/user/*
Ici remplacer * par le nom du tag: https://www.diigo.com/rss/tag/*?tab=200

Google Search:

Linkedin:
Viadeo comme Linkedin ont arrêté de permettre de suivre ses actualités via RSS. Pour le premier en perte de vitesse, il semble ne pas y avoir de solutions, tandis que pour Linkedin, il y en a une pour surveiller les publications d’auteurs choisis (mais pas de Pulse), à condition de disposer de feedly. Pour en savoir plus

En clair, il suffit de disposer de Feedly.
Aller sur la page de l’auteur, cliquer sur « voir plus », puis récupérer l’identifiant comme ici: https://www.linkedin.com/today/author/41277595 puis le coller dans la barre de recherche de feedly. Cela marche aussi avec les influenceurs: https://www.linkedin.com/channels/rss/influencers/

Blogs & Plate-formes de Blogging

Blogger
http://*.blogspot.com/rss.xml – exemple: http://veille.blogspot.fr/rss.xml

WordPress
http://*.wordpress.com/feed/ Marche aussi pour tous les sites sur wordpress, ex. https://www.viedoc.fr/fr/feed/
Cela marche aussi avec les commentaires /comments/feed, tags /tags/feed et recherche /search/feed

Joomla
http://www.siteweb.com/index.php/actualites?format=feed

Dotclear
General: http://www.siteweb.com/rss.php
Commentaires: http://www.siteweb.com/rss.php?type=co
Catégories: http://www.siteweb.com/rss.php?cat=*

Dropbox
(changements sur dossier partagé) https://www.dropbox.com/123/456/789/events.xml

Instapaper
(changements sur bookmarks) http://www.instapaper.com/rss/123/456

Stumbleupon
Remplacer * pr l’utilisateur: http://rss.stumbleupon.com/*/favorites
Exemple: http://www.stumbleupon.com/rss/stumbler/OutilVeille/likes

Evernote
https://www.evernote.com/pub/*/feed

Videos:

Youtube:
L’option officielle donnée par Youtube est de créer des souscriptions à partir de chaînes. Une fois les souscriptions acquises il faut aller dans le manager, puis exporter le fichier pour le lecteur RSS, au format XML.

Il existe aussi la possibilité de surveiller directement un compte avec cet URL (remplacer * par l’utilisateur)
https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?user=*

Mais aussi surveiller une chaîne directement avec son user ID numérique:
https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?channel_id=1234567890123456789

On peut l’obtenir simplement en allant sur la chaîne en question, ici par exemple celle de TED talks: https://www.youtube.com/channel/UCAuUUnT6oDeKwE6v1NGQxug

Ce qui donne https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?channel_id=UCAuUUnT6oDeKwE6v1NGQxug

Et pour surveiller les vidéos publiées (même exemple)
https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?user=TEDxTalks

Dailymotion:
L’autre plate-forme de vidéos permet non-officiellement de suivre les nouveautés via quelques requêtes RSS bien pratiques:

-Pour afficher les dernières vidéos (mots-clés): http://www.dailymotion.com/rss/search/*
-Pour surveiller les vidéos d’un compte: http://www.dailymotion.com/rss/user/*
-Pour surveiller un tag spécifique: http://www.dailymotion.com/rss/fr/tag/*

Images:

Pinterest:
Utilisateur: https://pinterest.com/*/feed.rss
Board d’utilisateur (utilisateur/nom board): https://pinterest.com/*/*.rss
Exemple

Instagram:
Utilisateur (sans @): http://widget.websta.me/rss/n/*
tag (sans #): http://widget.websta.me/rss/tag/*
Exemple

Picasa:
http://photos.googleapis.com/data/feed/base/all?alt=rss&kind=photo&q=*
Remplacer * par le mot-clé à surveiller. Exemple

Flickr:
Identifiant de compte: http://api.flickr.com/services/feeds/photos_public.gne?id=*
Tags: http://api.flickr.com/services/feeds/photos_public.gne?tags=*

Moteurs

Google Search:
https://www.googleapis.com/customsearch/v1?alt=atom&key=API_Key&q=*
Le * représente la requête (opérateurs booléens possible).

Google Alerts:
Pas de requête exotique, il suffit d’aller simplement sur Google alerts, puis de composer sa requête (par exemple: intitle: »veille stratégique » OR intitle: »veille digitale », et de choisir dans le dernier champ « flux RSS » plutôt que son adresse mail.

Google News:
https://news.google.com/?output=rss&hl=fr&gl=fr&q= »* »+OR+ »* »+&scoring=n&num=50
Exemple: https://news.google.com/?output=rss&hl=fr&gl=fr&q= »Reseaux+Sociaux »+OR+ »Medias+Sociaux »+&scoring=n&num=50

Google Finances:
http://www.google.com/finance/*company_news*?q=&output=rss
Exemple: http://www.google.com/finance/company_news?q=NASDAQ:GOOG&output=rss

Bing:
https://www.bing.com/search?q=%22*%22&format=rss
Exemple https://www.bing.com/search?q=%22veille+digitale%22&format=rss

On peut y ajouter aussi des filtres: https://www.bing.com/search?format=rss&q=%22intelligence+%C3%A9conomique%22&filters=ex1%3a%22ez1%22
ex1: 24h, ex2: 1 semaine, ex3: 1 mois.

Wikipedia:
http://en.wikipedia.org/w/index.php?action=history&feed=atom&title=*
Comme par exemple: http://en.wikipedia.org/w/index.php?action=history&feed=atom&title=Competitive_intelligence

La mise en place d’une veille concurrentielle

19 Avr 2016, Posté par adminviedoc dans Conseil

Se renseigner sur ses concurrents est devenu un aspect incontournable de l’intelligence économique, et les entreprises chercheront à déterminer la stratégie et l’approche marché d’un concurrent. Les chiffres de ventes et données de production sont prises en compte ainsi que toutes les données pouvant êtres recueillies sur le web, donnant des indices complémentaires.

Au demeurant on peut classer ces informations en infos « blanches », faciles à collecter et appréhender (site web, blog, réseaux sociaux, presse, conférences…), les infos « grises » plus difficiles à obtenir (ex. tarifications, données internes, recherches de documents en utilisant des requêtes complexes, interrogations des partenaires et revendeurs…) et les infos « noires » qui s’apparentent à du hacking et à des pratiques sortant de la légalité qu’on n’évoquera pas ici.

Voici donc cinq grands types de sources et de méthodologies possibles :

-La présence sur le web du concurrent:

Le site corporate d’un concurrent peut permettre de discerner la vision de l’entreprise, donner un aperçu de sa stratégie, des indications d’innovations produit, des fiches techniques ou permet d’identifier le personnel. La masse d’information est parfois considérable, mais exploitable pour qui sait compiler, recouper et interpréter efficacement ces données.

Il est possible d’utiliser des outils d’analyse de changements sur des pages (alertes), de surveillance par mots-clés, mais on peut également élargir le spectre à la surveillance des comptes sur les réseaux sociaux, et aux newsletters, et donc aux outils capables de les surveiller.

Par ailleurs l’étude des campagnes Google Adwords qu’utilisent la plupart des entreprises, peut donner des indices intéressants. L’étude des argumentaires, mots-clés utilisés, périodes, donne des indices de stratégie, tandis que le comparatif des coûts de ces campagnes (simulation possible dans Google Adsense) face aux coûts des produits/services donnent des indices indirects sur le modèle économique adopté, notamment face aux marges réalisées, et in fine une indication des économies faites en interne.

-L’analyse de presse :        

Ces données sont accessibles au public (données financières, titres et actions, changements de personnel clé, déclarations de la direction, etc.). Récoltées sur une base régulière, elles peuvent êtres combinées par exemple avec le suivi détaillé des annonces publicitaires publiées, qui éclairent aussi sur la stratégie marketing des concurrents. Enfin l’examen des offres d’emplois donnent des indications indirectes de stratégie, d’importance accordée à un service ou à une nouvelle offre.

-L’étude tarifaire :

Il s’agit d’abord de méthodologies statistiques comme l’analyse conjointe, ou SIMALTO, utilisées pour calculer en base les prix du marché pour différents types d’offres. C’est un travail minutieux impliquant la compilation de données de sites comparatifs, grilles de prix, pour déterminer avec précision les prix des produits et services des concurrents sur une base comparable à ses propres tarifications. Les recherches tarifaires sont complexes,  du fait de modèles englobant les avantages des services et les avantages de la marque, incorporels. Les tarifs peuvent être en effet inclus dans une offre forfaitaire, dans le cadre d’un prix global, ou  en tant qu’option indépendante selon les cas.

Les listes de tarifs compilés lors de l’analyse permettent de comparer des «options» directement face à la concurrence ainsi que les avantages « standard ». Enfin il peut être utile de comparer la capacité des entreprises respectives à acquérir de la valeur. Si un produit ou service est plus cher qu’un concurrent, cela ne pose de problème que si son chiffre d’affaires, sa part de marché ou de profit est en baisse. Le prix doit donc refléter la valeur par rapport au marché avec l’ensemble des avantages offerts. Chaque aspect d’un produit, avec ses services associés, et les actifs incorporels (marque), doivent en effet être quantifiés.

-Obtenir des informations en interne chez un concurrent

Une pratique qui s’observe aussi souvent, consiste à passer par des sources au sein d’une direction marketing, ou simplement des chefs de service. Pour éviter de révéler le commanditaire de la recherche, le consultant peut passer par une incitation financière pour obtenir des «échanges d’informations». Un résumé des conclusions générales d’études de marché par exemple, en contrepartie d’un face-à-face ou d’une entrevue téléphonique. L’approche indirecte «autour du café», chez un concurrent est aussi parfois un moyen de renseignement efficace.

Il est possible aussi d’acquérir des informations via la pratique du « client mystère » en envoyant par exemple un stagiaire se faire passer pour un client, ou passer par un cabinet de conseil externe pour par exemple tester des produits et services. Une autre technique prisée est « l’embauche fictive » permettant de faire passer en entretien des employés d’un concurrent. Les anciens employés et stagiaires peuvent aussi fournir des informations internes intéressantes, facile à trouver et contacter sur Linkedin ou Viadeo. Toutefois ces derniers sont souvent astreints à des conditions de confidentialité.

-Obtenir des informations sur un concurrent en externe (en dehors du web)

Les clients et acheteurs (exigeants par nature) peuvent fournir assez naturellement des informations sur les prix, services, détails contractuels ou informations techniques, ainsi parfois que des «rumeurs» au sein de l’industrie, comme un prochain rachat ou une société en difficulté financière. Les fournisseurs peuvent permettre de cartographier la chaîne d’approvisionnement et incidemment de détecter les sources de renseignements les mieux placées, souvent au centre de la chaîne.

Les distributeurs, agents et importateurs, sont aussi utiles car ils connaissent en général particulièrement bien le marché, étant en contact fréquent avec producteurs et distributeurs. Enfin les experts indépendants spécialisés pour un marché, toujours prêts à partager leurs informations, ainsi que des associations, fédérations d’industries et journalistes.

On peut aussi citer les mailings, prospectus, et salons qui peuvent donner des informations en dehors du web.

Parmi les méthodes indirectes classiques, citons l’achat d’un produit du concurrent (à travers un intermédiaire), pour avoir un aperçu concret du processus de fidélisation et de la stratégie commerciale mise en œuvre ainsi que du produit/service lui même.

En conclusion un veilleur interne ou un consultant indépendant ayant pour charge d’effectuer une veille sur un concurrent aura de nombreux moyens à sa disposition, qui devront être compatibles avec les conditions d’objectifs, de délais, et de budget que se fixent l’entreprise, laissant une bonne marge de décision en fonction de la taille du marché et des moyens en interne.

De la Veille Concurrentielle à la Veille Commerciale

14 Avr 2016, Posté par adminviedoc dans A la une, Etudes

Les entreprises opèrent maintenant dans un environnement où l’information est abondante et facilement accessible au public.

Du fait du développement d’Internet, les tendances du marché, la législation, les clients, les fournisseurs, les concurrents, les distributeurs, les lancements et nouveaux développements de produits sont à portée de clic. Les moteurs de recherche, la documentation en ligne, les sites Web, les blogs et les réseaux sociaux fournissent une information d’autant plus accessible que les fournisseurs d’information ont fait des efforts pour favoriser la consultation sur de multiples formats pour s’adapter aux usages (tablettes, mobiles, etc).

Et pourtant…
Malgré cette manne, l’information vraiment précieuse (la plus utile), reste difficile à trouver en ligne.

La veille concurrentielle est tout particulièrement concernée, les informations recherchées étant considérées par la plupart des professionnels comme parmi les plus difficiles à acquérir. Leur collecte nécessite souvent l’accès à un consultant en Intelligence Economique ou à un expert marché, qui saura recueillir les informations directement chez un concurrent ou à travers des sources indirectes.

Les informations techniques (produits ou process) en particulier évoluent rapidement (et restent confidentielles), sont souvent mal documentés et nécessitent donc l’œil d’un spécialiste pour reconstituer l’information. Cette information très technique, spécifique, est donc considérée comme stratégique, et ce faisant d’une réelle utilité pour les décideurs. Mais elle nécessite l’expertise d’un veilleur professionnel spécialisé.

La veille concurrentielle est parfois confondue avec la veille commerciale. C’est cependant un terme plus précis, se référant spécifiquement à l’information glanée sur les concurrents d’une entreprise donnée.

Les_cinq_forces_de_porter

Les 5 Forces de Porter, qui résume schématiquement l’environnement concurrentiel de l’entreprise. Il met en perspective les menaces concurrentielles et fait ressortir les avantages distinctifs de l’entreprise.

La SCIP (Strategic and Competitive Intelligence Professionals, www.scip.org) la définit de la sorte :
« La collecte légale, éthique et l’analyse des informations concernant les possibilités, vulnérabilités et intentions d’une entreprise concurrente. »

La Veille Concurrentielle est en fait un type spécifique de Veille Commerciale. Toute prestation de Veille commerciale devrait toujours inclure des aspects de veille concurrentielle comme partie intégrante du service.

Mais alors qu’est ce que la veille commerciale ?

Le terme « Veille Commerciale » traduit par Wikipedia comme «Market Intelligence» est relativement méconnu en France, et souvent assimilé à un travail d’investigation.

Wikipedia (Anglais) définit la Market Intelligence comme :
« L’information liée aux marchés de l’entreprise, recueillie et analysée spécifiquement dans le but d’une prise de décision en confiance, déterminant les opportunités, la pénétration stratégique, et les données statistiques de développement. »

Tandis que Wikipedia (France) traduit la veille commerciale comme :
« Consistant en la collecte, le traitement et la diffusion des informations sur les produits et les marchés. »

La Veille commerciale consiste donc à recueillir un type d’information facilitant la prise de décision d’affaire. Il comprend la collecte systématique, la capitalisation, l’analyse et l’interprétation des informations sur le marché, mais aussi des concurrents (veille concurrentielle) et des clients d’une entreprise.
Selon l’étude menée en 2008 par DVL Smith et JH Fletchers sur la convergence des enquêtes d’études de marché et de la veille commerciale, il semble que n’étant plus une activité quasi-académique dédiée au processus de prise de décision, elle se concentre désormais sur l’amélioration de la qualité des décisions d’affaires.

En pratique, la Veille commerciale correspond à toute recherche préalable à l’évaluation du marché, conçue pour aider une entreprise à aborder un nouveau marché, améliorer, ou bien confirmer sa présence sur un marché existant. Cela concerne l’analyse du marché, de la concurrence, des produits ou services de substitution et les prévisions de croissance : L’environnement du marché dans son ensemble.

La Veille Commerciale peut être pratiquée par un cabinet de veille et d’intelligence économique, ou bien en interne (cellule de veille). Une fois les données compilées et le rapport rendu, le document est diffusé en interne, généralement auprès de la direction, et parfois de façon informelle.

A ne pas confondre avec la Business Intelligence

La Business Intelligence (BI) (« Informatique décisionnelle ») est aussi un terme parfois utilisé de manière interchangeable avec la Veille Commerciale, à tort. La Business Intelligence en effet se réfère à l’ensemble des informations utilisées par une société pour faciliter sa prise de décision, mais limitées aux données relatives à l’entreprise elle-même, plutôt qu’à son environnement.

La BI inclut donc des données de ventes, de production, des données financières, recueillies en interne, notamment en faisant usage du Big Data, les donnés stockées en cloud. La BI est donc généralement étroitement liée aux indicateurs clés de performance des entreprises (En anglais KPI : key performance indicators).

En conclusion

La Veille commerciale peut être utilisée pour aider chaque décision à laquelle doit faire face une entreprise. L’objectif primordial cependant, est d’aider à la croissance de l’entreprise (pour augmenter ses revenus, bénéfices, ou parts de marché). On parle donc ici d’un certain retour sur investissement (ROI) sachant que le montant dépensé pour la collecte d’information peut générer plusieurs fois ce même montant en recettes et clients supplémentaires, ou éviter à contrario une coûteuse décision d’investissement non rentable.

Les enjeux liés à la veille commerciale sont donc variés :
– S’introduire sur un nouveau marché/extension (opportunités)
– Minimiser le risque de décision d’investissement
– Obtenir un avantage concurrentiel en étant le premier arrivé sur un marché
– Evaluer les besoins des clients pour une offre produits/services adaptée, et élargir ses parts de marché.
– Etre en mesure de proposer des produits ou services sur mesure à des groupes de clients cibles

La surveillance des newsletters pour une veille à 360°

07 Avr 2016, Posté par adminviedoc dans Outils

Il est communément admis que pour une veille à 360°, il convient de surveiller directement les sites internet, les bases de données , les brevets ou encore et surtout depuis ces dix dernières années, les réseaux sociaux.

Or, il existe d’autres sources d’informations auxquelles on ne pense pas toujours. Il s’agit des documents (pdf, word, excel, etc.) et des newsletters.

Indexés par les moteurs comme Google, le contenu des documents est aujourd’hui relativement facile à retrouver. Ils s’affichent d’ailleurs dans les résultats de recherche génériques avec leur propre icône. Des grilles de tarifs, tutoriaux, plaquettes ou catalogues sont par exemple et plus souvent présents au format Acrobat Pdf. Plus rarement, on trouvera des documents World, Excel, Powerpoint, accessibles parfois directement sur des serveurs, en effectuant des requêtes de recherches plus complexes. Ce ne sont donc pas des contenus à proprement parler « invisibles » bien que n’ayant pas la même visibilité que les contenus dynamiques du web, n’étant pas rafraîchis ni optimisés pour le référencement.

Le contenu des mailings échappe par contre totalement à cette surveillance. Dans le cadre d’une veille concurrentielle, une des méthodes les plus utilisées pour obtenir des tarifs est par exemple de passer pour un « client-mystère ». Ces informations rarement divulguées sur un site web vous sont alors transmises par mail.

Mais il existe aussi une manne d’informations qualifiées (ayant fait l’objet qui plus est d’une sélection humaine), bien souvent négligée et pourtant très intéressante dans le cadre d’une veille thématique: les Newsletters (ou infolettres pour nos amis canadiens).

Peu d’outils de veille à l’heure actuelle proposent de surveiller des newsletters, qu’elles soient gratuites ou payantes. Pourtant, les newsletters  peuvent être riches d’informations techniques, commerciales ou encore corporate. Elles peuvent nous en apprendre énormément sur la stratégie commerciale ou la communication d’une entreprise. Elles peuvent être également sources d’inspiration en détectant de nouvelles techniques marketing ou de nouveaux business models.

La seule manière de les obtenir passe par une souscription avec votre adresse mail, parfois par une inscription complète avec l’ensemble de vos coordonnées. Outre le fait d’être chronophage, ce processus peut également générer, vous l’aurez deviné, des sollicitations commerciales non désirées sans parler des spams.

C’est pourquoi Viedoc propose depuis plus d’un an la surveillance des newsletters gratuites avec sa fonctionnalité V-Letter (disponible sur notre outil de veille RSS Monitoring). Et nous sommes heureux de vous annoncer que nous venons d’atteindre le seuil des 1000 abonnements sur plus de 90 thématiques, ce qui représente un volume de près de 100 000 newsletters.

D’autres fonctionnalités tout aussi intéressantes sont à découvrir sur https://www.viedoc.fr/fr/outils-veille